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Diversité : Frantz Bergevin-Jean sensible à la cause

Diversité : Frantz Bergevin-Jean sensible à la cause

Louis Jean

Publié 02 juillet
Mis à jour 02 juillet

L’un des premiers États à déconfiner, la Floride est soudainement devenue un point chaud d’éclosions de la COVID-19 qui frappe le sud des États-Unis.

«Lorsqu’on regarde les cas en hausse, je pense que le déconfinement s’est peut-être fait un peu vite», m’a indiqué l’instructeur des gardiens du Lightning de Tampa Bay Franz Bergevin-Jean, jeudi, à l’occasion d’une entrevue depuis son domicile de Tampa.    

Du côté du golfe du Mexique, la région de Tampa Bay a interdit la vente d’alcool dans les bars et plus de 400 000 masques ont été distribués en date de jeudi, puisque plusieurs comtés en obligent le port. 

«On gère ça assez bien, assure-t-il. On évite d’aller dans les restaurants et on porte le masque dans les lieux publics où la distanciation n’est pas possible.»

Mais un autre facteur social s’ajoute au nouveau coronavirus.

«On ajoute ça au mouvement de protestations (pour dénoncer le racisme) qu’il y a eu, donc beaucoup de monde dans les rues qui ne s’est possiblement pas protégé comme il aurait dû.»

Pour la diversité   

Parlons de diversité. Bergevin-Jean a grandi à Mont-Royal, une ville liée à l’agglomération de Montréal. Si un mouvement s’installe plus que jamais dans la LNH, voire le monde d’entier, pour promouvoir la diversité, l’expert des gardiens de but s’est vu inculquer cette culture à un très jeune âge.

«J’ai été chanceux de grandir dans un environnement multiculturel. Des Anglais, des Français, des Haïtiens, des Italiens, des Grecs, des Vietnamiens. J’ai été exposé très jeune à une multitude de cultures et coutumes. 

«J’ai eu toutes sortes d’amis. Pour moi, ça fait partie de la vie au Québec d’aller souper chez tes amis italiens et de voir leur humour ou leurs mets. La semaine d’après, t’es dans une famille vietnamienne et tu manges des mets vietnamiens puis tu vois leurs coutumes.»   

N’eut été de cet éducation, Frantz ne verrait pas le hockey de la même manière.

«Pour moi, ç’a été très important. Je suis une personne inclusive et je vais toujours faire un pas pour essayer quelqu’un dans mon groupe d’amis.

«Comme dans une équipe de hockey.»

Le Lightning reprend (encore) l’entraînement   

Après avoir été contraint à fermer son complexe d’entraînement quelque jours, en juin, l’organisation du Lightning permet à ses joueurs de le réintégrer depuis deux semaines. Bergevin-Jean avoue que la situation est extraordinaire dans ce contexte pandémique.

«Ce n’est pas une préparation normale, dit-il. Tout le personnel, nous étions sur un appel (mercredi) et quelqu’un a dit que c’est comme si on revenait de l’été. Ça fait trois mois que nous sommes arrêtés. 

«C’est comme si on revenait au mois de septembre.»   

Aux dires de Bergevin-Jean , les joueurs sont motivés. Ils se serviront du tournoi à la ronde pour optimiser leur préparation en vue des éliminatoires de la Coupe Stanley.

«Les gars sont optimistes. Ils travaillent fort sur la glace et s’entraînent fort en gymnase.

«J’ai vu les gars et j’ai confiance que la transition se fera rapidement.»