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LNH: plusieurs dossiers importants seraient réglés

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Dans un monde avant la pandémie de la COVID-19, le 1er juillet symbolisait l’ouverture du marché des joueurs autonomes dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Il y avait une foule de négociations entre les joueurs et les propriétaires pour attirer les plus gros poissons disponibles.

Le 1er juillet 2020 a encore une fois donné droit à des négociations, mais dans une forme différente. Les deux acteurs principaux étaient la LNH et l’Association des joueurs.  

Après une nuit à négocier, les deux clans ont poursuivi les discussions mercredi dans l’espoir de fignoler le plan de relance des activités avec les phases 3 (le camp des 24 équipes impliquées) et 4 (le début des matchs). En plus de ces deux enjeux, l’accord couvrirait également la prolongation de la convention collective et une participation aux Jeux olympiques de 2022 et de 2026.

Deux villes-bulles canadiennes

Il y aurait encore des détails à régler, mais les deux clans se rapprocheraient d’une entente de principe. C’est du moins les informations qui circulaient parmi les différents diffuseurs de la LNH, soit TSN, Sportsnet et TVA Sports.

«C’est très gros, ce n’est pas juste de régler les derniers dossiers pour un retour au jeu, a affirmé un joueur d’une équipe de l’Association de l’Ouest. Nous avançons dans le bon chemin, mais il faut aussi prendre notre temps. Il y a des enjeux importants. De ma compréhension, il y a une entente sur la table, mais les deux parties brodent encore des choses autour. Les joueurs devront ensuite voter pour entériner l’entente.

«Comme c’est souvent le cas, le nerf de la guerre restera l’enjeu économique, a précisé notre source au "Journal de Montréal". Avec la pandémie, il y a des pertes de plusieurs millions pour les propriétaires. Et les équipes auront encore de la difficulté sans le retour des partisans dans les arénas. Nous comprenons cette réalité, mais nous ne pouvons pas réduire trop nos salaires. Il y aura une limite à près de 20 % pour l’"escrow" (l’argent placé en fiducie par les joueurs).»

Après des semaines à spéculer, les dirigeants de la LNH auraient fait leur choix pour les deux villes-bulles. Gary Bettman et Bill Daly feraient ainsi confiance à Toronto et Edmonton.

Las Vegas et Chicago, les deux autres villes impliquées dans la course, n’auront finalement pas remporté la mise en raison de la montée des cas de coronavirus aux États-Unis.

Les 12 équipes de l’Association de l’Est joueraient donc à Toronto, alors que les 12 formations de l’Ouest seraient à Edmonton.

Plafond stable

Selon le collègue Elliotte Friedman de Sportsnet, le plafond salarial dans la LNH resterait stable à 81,5 millions $ pour les deux prochaines saisons. Il y aurait une légère augmentation d’un million pour la saison 2022-2023.

Une équipe comme le Canadien de Montréal, qui profitait d’une bonne marge de manœuvre sous le plafond au cours des dernières années, se retrouverait avantagée par un gel pratiquement complet des dépenses au cours des trois prochaines saisons.

Retour aux JO

Absent à Pyeongchang, en Corée du Sud, en 2018, la LNH renouerait avec les Jeux olympiques pour les deux prochaines éditions, soit en 2022 à Pékin et en 2026 à Milan et Cortina d’Ampezzo, en Italie.

«Il y a toujours un désir de participer aux Jeux olympiques chez les joueurs, a affirmé notre joueur d’une équipe de l’Ouest. Nous voulons voir les meilleurs joueurs au monde sur la plus grande scène. C’est bien de reprendre le flambeau olympique même si ça touche un petit pourcentage des 600 ou 700 joueurs de la LNH.»

Sans Romanov

Pour la série de qualification 3 de 5 entre le Canadien et les Penguins de Pittsburgh, Marc Bergevin et Claude Julien devraient faire leur deuil du jeune défenseur russe Alexander Romanov. Bob McKenzie a indiqué sur Twitter que les dirigeants de la LNH n’ouvriraient pas la porte aux Romanov, Kirill Kaprizov (Wild du Minnesota) ou Ilya Sorokin (Islanders de New York). Les trois joueurs ont signé des ententes après le 1er mai.

«Il y a encore des discussions à ce sujet, a noté Dan Milstein, l’agent de Romanov, lors d’un entretien téléphonique. Il y a encore trois options: permettre aux joueurs de jouer, interdire aux joueurs de jouer, mais de brûler la première année de l’entente et l’interdiction pure et simple de jouer sans écouler une année de contrat.»

Un espoir comme Romanov aurait intérêt à brûler plus rapidement la première année d’un pacte de trois ans. Il pourrait ainsi renégocier à la hausse son entente à la fin de la saison 2021-2022 à la place de 2022-2023.