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Impact de Montréal

L’Impact dans la gueule du loup?

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C’est jeudi que l’Impact de Montréal part pour Orlando afin de participer au tournoi de reprise de la Major League Soccer (MLS), qui se retrouve déjà en eaux troubles avant même son début.

En effet, la MLS a annoncé mercredi que six joueurs du FC Dallas, arrivés en Floride la semaine dernière, avaient reçu un test positif à la COVID-19. Ceux-ci ont été mis en isolement. Ces cas s’ajoutent à quatre autres recensés mardi.

Selon un communiqué de la ligue, aucun autre membre de la délégation de Dallas n’a reçu de test positif.

La ligue soutient également qu’aucune autre équipe n’a été en contact avec le FC Dallas. Mais la situation est préoccupante.

En confiance

S’exprimant lors d’une visioconférence mercredi après-midi, le milieu de terrain de l’Impact Bojan Krkic a été prudent.

«Je ne sais pas ce qui se passe avec les autres équipes, mais nous partons demain (jeudi) et ça me dit que tout est sous contrôle. Personnellement, je veux vraiment y aller pour recommencer à jouer.»

Le Catalan juge que la ligue fait le nécessaire pour s’assurer que tout le monde soit en sécurité.

«Si je ne me sentais pas en sécurité, je n’irais pas et je crois que la même chose s’applique au reste de l’équipe et au personnel.»

Joel Waterman croit pour sa part que ses coéquipiers et lui sauront avoir la discipline nécessaire afin de se prémunir contre la contagion.

«Nous allons faire tout ce qu’il faut pour suivre le protocole de sécurité en espérant que tout le monde reste en sécurité une fois là-bas.»

Fébrilité

Mais puisqu’il est aussi question de la reprise des activités sur le terrain, Bojan en avait long à dire sur son désir de recommencer à jouer.

«Je suis fébrile parce que ça fait longtemps qu’on n’a pas joué, je veux vraiment jouer au foot. C’est une belle expérience pour nous de vivre ce tournoi à Orlando.»

Mais il est aussi conscient que tout le monde vivra un retour au confinement dans des chambres d’hôtel cette fois-ci.

«C’est important de rester motivé, on sait que l’on va passer beaucoup de temps dans nos chambres d’hôtel.

«Personnellement, j’étudie en ce moment, alors je vais avoir le temps de faire des devoirs et de lire des livres.»

Pas de complexe

L’Impact se retrouve dans un groupe très relevé avec le Toronto FC, le Revolution de la Nouvelle-Angleterre et D.C. United. Certains voient le Bleu-Blanc-Noir comme la carte cachée de ce groupe, mais pas Bojan.

«L’an passé, on a battu Toronto en finale du Championnat canadien. La surprise serait qu’on ne sorte pas de notre groupe, en tout respect pour les autres équipes.

«Nous avons une assez bonne équipe pour passer la phase de groupe et progresser dans la phase éliminatoire.»

Et on le comprend. Après tout, l’Impact a connu une bonne amorce sous Thierry Henry avec une seule défaite en cinq matchs de même qu’une qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions.

Comme aucune équipe n’aura pu jouer de match préparatoire avant de se lancer dans le tournoi, la forme sera essentielle pour progresser.

«Le niveau de forme s’élève, on prend de plus en plus de rythme et on essaie d’être prêts pour la semaine prochaine», a souligné le gardien Clément Diop.

En forme

D’ailleurs, Bojan estime que ses coéquipiers ont fait preuve de sérieux pendant la pause.

«Nous allons jouer beaucoup de matchs en peu de temps alors nous avons besoin que tout le monde soit en bonne forme.

«Tout le monde est revenu en bonne forme après les trois mois de pause et j’aime ce que je vois à l’entraînement.»

Il y a cependant une variable plus difficile à contrôler et c’est l’heure des matchs. Heureusement, pour la phase de groupe, l’Impact est relativement épargné de deux matchs sur trois à 20 h.

«Jouer à 22 h 30 est atypique, mais en tant que joueurs professionnels, nous devons faire ce que nous avons à faire sans poser de question et sans chercher des excuses», a insisté Bojan.