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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Football universitaire RSEQ

Carabins : une déception et de l’espoir

Publié | Mis à jour

Les joueurs et les entraîneurs des Carabins de l’Université de Montréal (UdeM) ne s’en cachent pas : ils sont très déçus qu’U Sports ait décidé de ne pas présenter un championnat national en 2020, en raison de la pandémie de coronavirus.

Ayant perdu en finale de la Coupe Vanier contre les Dinos de Calgary en 2019, les Bleus désiraient se reprendre.

«C’est sûr que nous avons dû gérer les émotions, parce que c’est une équipe qui vient de perdre une finale nationale. Tout l’hiver, ils se sont entraînés avec l’idée de pouvoir prendre leur revanche. Ce fut une déception, mais elle a été de courte durée», a indiqué le nouvel entraîneur-chef des Carabins, Marco Iadeluca.

Les étudiants-athlètes de l’UdeM ont rapidement réalisé qu’ils étaient chanceux malgré tout. En effet, les autres circuits de football universitaire au pays ont choisi de mettre la hache dans leur prochaine saison. En ce qui concerne le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), on évalue toujours la situation, ce qui signifie qu’il est encore possible que des matchs de football soient disputés dans la Belle Province cet automne.

«Le fait qu’il y a toujours un espoir concernant la saison provinciale a fait en sorte qu’ils s’en sont remis rapidement», a affirmé Iadeluca.

Reconnaissant 

De leur côté, les joueurs sont plus qu’heureux de la non-décision du circuit québécois.

«Personnellement, je trouve que cette décision est prématurée, mais c’est la leur, a dit Pier-Olivier Lestage en parlant du choix des autres ligues et d’U Sports. Cependant, je suis très heureux que le RSEQ ait décidé de garder une certaine ouverture.»

«J’ai parlé avec beaucoup de mes coéquipiers à ce sujet et tout le monde est extrêmement reconnaissant envers le RSEQ», a poursuivi le joueur de ligne offensive.

«Nous sommes très chanceux par rapport aux autres gars du Canada», a quant à lui exprimé le demi défensif Shawn Boucher.

Un stress 

Malgré cette reconnaissance, les footballeurs québécois vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête.

«C’est stressant, nous voulons tous jouer au football, a clamé Lestage. Les footballeurs universitaires ont tous l’habitude de jouer depuis une dizaine d’années. C’est quelque chose qui fait partie de notre routine hebdomadaire. C’est sûr qu’il y a un stress de ne pas encore savoir si nous allons jouer, mais il faut rester prêt.»

«Si nous n’avons pas de saison, je ne sais pas si certains gars prévoient de rester à la maison, mais j’imagine que nous aurions des entraînements quand même, s’est questionné Boucher. Nous ne pourrions pas nous permettre de ne pas nous entraîner pendant un an, c’est sûr et certain.»

Et le repêchage? 

Boucher serait évidemment très triste de ne pas pouvoir pratiquer son sport en 2020, mais il raterait uniquement sa deuxième saison d’admissibilité. Dans le cas de Lestage, cela pourrait être bien plus catastrophique.

Le natif de Saint-Eustache doit disputer sa quatrième année, soit celle qui précède le repêchage de la Ligue canadienne de football.

«Pour les gars dans ma situation, ça ajoute un petit quelque chose, a-t-il dit. Tu espères avoir assez bien fait dans les années précédentes pour avoir un certain intérêt des équipes professionnelles.»