St Louis Blues v New York Islanders

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LNH

Justin Faulk s'autoflagelle publiquement

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Il n’est toujours pas facile de passer d’un rôle de premier plan à celui de second violon.

C’est ce qu’a vécu le défenseur Justin Faulk cette saison, lui qui est passé des Hurricanes de la Caroline aux Blues de St. Louis en septembre dernier.  

Avec les «Canes», l’arrière de 28 ans était le défenseur numéro 1. Il était utilisé à toutes les sauces et affrontait les meilleurs trios adverses.

Faulk a connu une autre réalité avec les Blues, qui avaient déjà une brigade défensive bien garnie avec les Alex Pietrangelo et Colton Parayko, notamment.

«Si vous demandez à n’importe quel joueur, c’est naturel de dire que tu veux être dans ces situations. Plus tu es à l’aise, mieux tu joues. C’était mon rôle auparavant : le jeu de puissance, l’infériorité numérique, le cinq contre cinq, peu importe, cela n’avait pas d’importance. J’étais à l’aise contre les meilleures lignes et je l’ai aussi fait en séries éliminatoires», a exprimé Faulk lors d’un entretien avec le site sportif The Athletic.

«Je ne suis pas venu à St. Louis pour demander cela, a poursuivi l’arrière. Je savais que nous avions une multitude de bons défenseurs qui peuvent assumer ces gros rôles. Je ne demandais donc pas que ce soit la même chose, mais oui, c’était un peu différent de ce que j’avais fait auparavant.»

Mauvais  

Malgré cela, Faulk ne veut pas mettre la responsabilité de ses mauvaises performances sur ce changement.

«Je n’ai pas problème à prendre la responsabilité de mon jeu. Je crois que nous pouvons tous nous mettre d’accord pour dire que mon jeu fut assez mauvais pour une bonne partie de la saison, a indiqué l’Américain. Je ne crois pas que c’est en raison du temps que ça m’a pris pour être à l’aise et retrouver mon niveau de jeu. Cela pourrait être un éventail de choses, mais je n’y pense pas trop. C’est juste que je n’ai pas très bien joué.»

Malgré tout, Faulk a tout de même offert une piste de réponse pour expliquer ses contre-performances.

«L’inconstance, a-t-il clamé. Il y avait des présences et des matchs où j’étais bon. Mais je n’étais pas capable de poursuivre sur ma lancée. Je n’étais pas assez agressif comme j’aurais dû l’être.»

Qu’à cela ne tienne, Faulk trouve qu’il commençait à retrouver ses repères avant que la pandémie force la Ligue nationale à mettre ses activités en pause.

«J’ai commencé à jouer du meilleur hockey, surtout vers la fin et avant qu’on nous arrête, a-t-il dit. Il n’y a aucun doute dans mon esprit que je pourrai retrouver mon niveau quand ça va repartir.»