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Ian Laperrière prêt à passer à l’étape suivante

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Ian Laperrière porte dans son cœur le logo des Flyers de Philadelphie. C’est avec ce chandail qu’il s’est retiré dans la Ligue nationale de hockey (LNH) et c’est à Philadelphie qu’il habite depuis 11 ans.

Depuis le jour où il a confirmé sa retraite comme joueur en juin 2012, après deux saisons à se battre contre des symptômes d’une commotion cérébrale, Laperrière travaille au sein de l’organisation des Flyers.

Il a fait ses premiers pas comme directeur du développement des joueurs en 2012-2013 pour ensuite se retrouver derrière le banc la saison suivante. Il a donc sept saisons d’expérience comme adjoint avec les Flyers.

En sept ans, il a vu défiler les Craig Berube, Dave Hakstol et Alain Vigneault.

«J’ai appris beaucoup de mes années avec les Flyers, a raconté Laperrière en entrevue téléphonique au "Journal de Montréal". Et je continue à apprendre avec cette équipe. Que ce soit avec Craig, Dave ou Alain, j’ai grandi comme adjoint. J’ai découvert des choses que j’aime en côtoyant tous ses entraîneurs, mais aussi des choses que j’aime moins. Il y a des choses qui sont bonnes pour AV (Vigneault) ou Chief (Berube), mais qui ne seraient pas bonnes pour moi. Je voudrais simplement mettre toutes les notions acquises au cours des dernières années dans le même panier.»

Honnête avec ses patrons

Sur le plan contractuel, Laperrière a encore deux autres saisons à son entente actuelle. Il pourrait donc s’enraciner dans la ville de l’amour fraternel encore plus longtemps. Mais ce n’est pas son plan.

«Je suis trop jeune et trop en forme pour rester dans le siège d’un adjoint. J’ai besoin d’un autre défi, a-t-il répondu. Je suis à Philadelphie depuis 11 ans et je suis traité aux petits oignons. Je ne me plains vraiment pas. J’ai juste besoin d’un défi un peu plus gros.

«J’ai déjà parlé à Chuck Fletcher, notre DG à Philadelphie. Je ne m’en cache pas, j’aimerais relever un nouveau défi. J’ai toujours agi de cette façon-là dans la vie. Je n’ai pas peur de dire ce que je pense et j’ai mentionné que j’étais prêt pour une autre étape dans ma carrière comme entraîneur.»

À 46 ans, c’est le temps

Laperrière a rencontré Fletcher au cours de l’hiver. Même s’il se dit heureux aux côtés de Vigneault, l’ancien ailier droit aimerait recevoir sa propre chance.

«Je ne sais pas si ce changement surviendra l’an prochain ou dans quelques années, mais je tenais à dévoiler mes plans aux Flyers. J’ai lancé mon message à mon équipe, mais aussi au monde dans le milieu du hockey que je connais bien. Je voudrais devenir entraîneur en chef. Ça fait déjà quelques années que ça me trotte en tête, mais je crois que c’est maintenant le temps. J’ai 46 ans, j’ai de l’expérience comme adjoint et j’aime ce métier.

«Je ne voulais pas que les Flyers pensent que je me retrouve dans le rôle parfait comme adjoint. Il y a des chances que les Flyers ne congédieront jamais notre entraîneur dans la Ligue américaine (Scott Gordon). Il pourrait rester en poste pour les cinq ou dix prochaines années. Mais en le disant dans les journaux et en étant ouvert sur mon futur, je peux donner une idée à une autre formation.»

Rester chez les pros

Laperrière sait qu’il a de plus grandes chances de se faire approcher pour un poste d’entraîneur en chef autant dans la Ligue américaine que dans la LNH. Et si une équipe de la LHJMQ le courtisait?

«Je ne dis jamais non à rien, a-t-il répliqué. Mais je connais plus le hockey chez les pros. Le hockey junior, c’est une autre bête. Il n’y a pas de secret, je suis proche de Joël Bouchard. Il a connu les deux environnements avec la LHJMQ et la Ligue américaine. Dans le junior, c’est de l’enseignement, mais il y a aussi un côté parental. Tu dois vraiment guider tes jeunes. Je pourrais aimer cette aventure, mais ça ne fait pas partie de mon plan parfait pour l’instant. Je m’imagine plus à la tête d’un club de la Ligue américaine. Je voudrais développer les joueurs pour le prochain niveau.»