Marc Bergevin

Crédit : Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Canadiens de Montréal

CH : «Si c’était ma décision, je repêcherais...»

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La dernière loterie de la Ligue nationale de hockey, tenue vendredi dernier, s’est soldée par un scénario inattendu. 

Le hasard a voulu que le tout premier choix du prochain encan soit attribué à une équipe «mystère», ce qui veut dire que toutes les formations qui seront éliminées dès le tour qualificatif auront 12,5% des chances de parler en premier.   

Comme on le sait, les Canadiens de Montréal font partie des équipes qui seront impliquées dans cette étape de qualification. Le Tricolore a donc des chances légitimes, à ce moment-ci, d’espérer pouvoir mettre la main sur le tout premier choix de la séance 2020. 

Mais soyons honnêtes, les chances qu’un tel scénario se concrétise sont plutôt faibles. Commençons d’abord par rappeler que le CH devrait s’incliner devant les Penguins de Pittsburgh pour pouvoir «bénéficier» du fameux 12,5% de probabilités. Et le Tricolore, même s’il est défavorisé sur papier, pourrait très bien surprendre les «Pens».

Ensuite, même s’il s’incline devant Pittsburgh, le CH sera loin d’être assuré de parler au premier rang. Après tout, 12,5%, c’est seulement une chance sur huit.

Advenant le cas où les Canadiens n’aient pas la première sélection, ils auront la neuvième. Ce scénario est mathématiquement (et malheureusement pour certains!) beaucoup plus plausible. 

C’est la raison pour laquelle, lors d’un généreux entretien offert par l’ancien recruteur du CH Grant McCagg, le TVASports.ca a préféré se concentrer sur cette dernière possibilité. 

Un spectaculaire attaquant dans la mire de Bergevin?  

Lorsque questionné à savoir quel serait son choix s’il était dans les souliers de Marc Bergevin et que son équipe repêchait au neuvième rang, McCagg y est allé de cette réponse. 

«Si c’était ma décision, et prenant pour acquis que les Lafrenière, Byfield, Stützle et cie risquent fort bien de ne plus être disponibles, je sélectionnerais sans aucun doute Alexander Holtz.»

Crédit photo : Photo courtoisie

Pour ceux qui ne connaissent pas énormément Holtz, résumons son jeu de manière simple : il amène de l’offensive de toutes les façons. Ce n'est pas plus compliqué que ça. 

Droitier mesurant six pieds et pesant 183 livres, le Suédois est décrit, selon les différents rapports, comme étant un joueur très agile en espace restreint. On dit également de lui qu’il possède un tir des poignets foudroyant. 

La saison dernière, dans la meilleure ligue de Suède (SHL) et alors qu’il n’était âgé que de 18 ans, Holtz a récolté 16 points, dont neuf buts, en 35 matchs. 

Et si Holtz est sélectionné?   

Si jamais Holtz trouve preneur avant le neuvième rang, McCagg penche pour un autre attaquant au style décisif. 

«J’opterais pour l’ailier des 67’s d’Ottawa, Jack Quinn.»

Crédit photo : Photo d'archives, Valerie Wutti

L’aisance qu’a Quinn pour marquer des buts a été largement documentée ces derniers mois. D’ailleurs, le collègue Louis-André Larivière avait publié, il y a quelques semaines, un dossier très étoffé faisant mention du lien qui unissait le jeune franc-tireur au directeur du recrutement du CH, Trevor Timmins. 

En Quinn, Montréal mettrait la main sur un joueur qui a marqué 52 buts la saison dernière. Le jeune homme peut évoluer sur les deux ailes et possède un coup de patin fluide, en plus d’être doté d’un lancer très précis.

Troisième option   

Grant McCagg a bien voulu envisager la possibilité que Jack Quinn puisse lui aussi avoir été sélectionné avant la prise de parole des Canadiens. Il a alors proposé un dernier choix. 

«Si Holtz et Quinn ne sont plus disponibles, je me tournerais assurément vers le défenseur Jake Sanderson. Mais selon moi, il ne sera plus libre au neuvième rang. Il pourrait facilement être sélectionné dans le top-3. Les équipes de la LNH l’adorent. Ne soyez pas surpris s’il est repêché parmi les trois premiers.»

Crédit photo : Photo d'archives, USA Hockey

Les propos de McCagg, concernant le calibre de jeu relevé de Sanderson, concordent drôlement avec ceux de l’entraîneur-chef du programme de développement américain des moins de 18 ans, Seth Appert. 

À l’occasion d’une excellente entrevue de fond menée par le collègue Nicolas Cloutier, Appert avait mentionné ceci : «Tu pourrais défendre les mérites de le repêcher au premier rang. C’est possible qu’il devienne le meilleur joueur de sa cuvée.»

Sanderson, décrit par son entraîneur comme un défenseur très mobile excellant dans les duels à un contre un, peut aussi amener beaucoup d’offensive. «Mais il ne prend pas de risques inutiles», tempère Appert. 

Reste maintenant à voir qui, parmi ces joueurs, sera disponible si le CH parle bel et bien au neuvième rang. Car il existe encore une possibilité que Montréal obtienne le tout premier choix...