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«Je ne veux pas que ce rêve se termine»

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Lorsqu’il a été embauché par le Wild du Minnesota en 2016, Bruce Boudreau était persuadé qu’il s’agirait de son dernier emploi.

Congédié par le club de la Ligue nationale de hockey (LNH) en février dernier, l’homme de 65 ans espère qu’il avait tort.

«Lors de ma première journée, je me souviens d’avoir dit à Zach [Parise] et à Suts [Ryan Sutter] qu’il s’agirait de mon dernier tour de piste, s’est rappelé Boudreau lors d’un entretien avec le site sportif The Athletic. Lorsque j’ai signé ici, le plan était que ça se termine pour moi ici. Même si j’espère que ce ne sera pas le cas, c’est juste difficile quand ça se passe comme ça.»

«Mon rêve a toujours été et sera toujours de remporter la coupe Stanley, a ajouté le pilote. Je ne veux pas que ce rêve se termine.»

En carrière derrière le banc d’une équipe de la LNH, Boudreau a maintenu un dossier de 567-302-115 en 984 parties, lui qui a également dirigé les Ducks d’Anaheim et les Capitals de Washington. Il a mené ses équipes en séries éliminatoires à 10 reprises, mais n’a jamais été en mesure d’atteindre la finale de la coupe Stanley.

Une petite déprime

Prenant pour une rare fois dans sa vie du temps pour lui, Boudreau a profité de son congédiement pour passer sous le bistouri et régler un problème récurrent à l’un de ses genoux.

Après l’opération, l’entraîneur a vécu un moment de déprime.

«C’est comique, j’étais un peu dans le brouillard et j’ai lu un article dans un magazine qui parlait des plus grands facteurs de stress au monde: perdre un emploi, une intervention chirurgicale majeure, un déménagement et une pandémie mondiale. Je me suis dit: "Misère, j’ai vécu ça, ça et ça." J’ai donc compris ce qui se passait avec moi lors des deux ou trois derniers mois», a-t-il indiqué.

En attend de voir s’il obtiendra une nouvelle opportunité dans le circuit Bettman, Boudreau a l’intention d’être un spectateur attentif lors des éliminatoires à 24 équipes de la LNH cet été. Il espère d’ailleurs qu’un réseau de télévision l’appellera pour l’inviter comme panéliste.

«Je vais regarder, que ce soit de mon canapé ou d’un studio de télévision. Mais, c’est vraiment derrière un banc que j’aimerais être, a affirmé Boudreau. [...] Lorsque tu as fait quelque chose toute ta vie et que tu crois toujours que tu es pleinement capable de le faire, tu ne veux jamais arrêter de le faire.»