Crédit : Eric Bolte-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

Cinq nouveaux venus à surveiller à Orlando

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Plusieurs équipes de la MLS ont fait d’importants ajouts à leur effectif au cours des derniers mois, spécialement durant la saison morte. Malheureusement, l’arrêt de la campagne 2020 en raison de la pandémie mondiale de coronavirus a fait en sorte que les amateurs qui suivent la ligue n’ont pas eu la chance de mesurer l’impact de ces nouveaux venus.   

C’est dommage, parce que le dernier mercato a été particulièrement intéressant. Plusieurs équipes ont beaucoup dépensé pour aller chercher leur homme. Maintenant, tout le monde a la chance de se reprendre alors que, malgré l’incertitude qui demeure au sujet de la COVID-19, la ligue semble bien déterminée à aller de l’avant avec le tournoi «MLS is back», qui doit normalement s’amorcer le 8 juillet.

Sans plus tarder, voici donc cinq joueurs qui pourraient profiter du tournoi floridien pour gagner le cœur de leurs nouveaux partisans.

1- Victor Wanyama, milieu de terrain, Impact de Montréal   

L’embauche du Kényan, obtenu en mars de Tottenham, l’un des plus grands clubs d’Angleterre, a toutes les allures d’un coup fumant de la part du directeur sportif de l’Impact, Olivier Renard. Le milieu défensif n’a disputé qu’un match avec l’Impact depuis son arrivée. Mais à l’approche du tournoi, Wanyama, qui est joueur désigné, apparaît en grande forme. C’est du moins ce qu’a constaté son coéquipier Jukka Raitala, qui ne l’a pas eu facile contre lui à l’entraînement.

«C’est un vrai guerrier, a indiqué le Finlandais, jeudi dernier. J’ai blagué avec lui la semaine dernière durant une pratique. Il protégeait le ballon et j’ai tenté de lui enlever et il n’a pas du tout bougé, alors je lui ai demandé : "un joueur a-t-il déjà réussi, épaule à épaule, à te mettre à terre?" Je peux seulement dire des choses positives à son endroit. Il sera très bon pour nous. Il est toujours calme avec le ballon et le perd rarement.»

Wanyama, c’est un costaud, il a de l’expérience au plus haut niveau et il rend immédiatement l’Impact plus difficile à affronter.

 

2- Pablo Piatti, ailier, Toronto FC  

Pendant que l’Impact perdait son Piatti en février avec le départ de son bien-aimé «Nacho», Toronto obtenait le sien avec l’acquisition de Pablo, qui arrivait tout droit de l’Espanyol Barcelone et de la première division espagnole. 

Piatti, comme Wanyama par ailleurs, revient d’une blessure à un genou qui amenuisait ses chances d’obtenir un contrat satisfaisant en Europe. Mais tout serait maintenant en ordre à ce chapitre. L’Argentin, qui a 30 ans, évolue à la même position que «Nacho» et apporte au TFC une menace offensive sur les flancs, chose qui manquait au club l’an dernier. Cela dit, sa production était nettement à la baisse en Espagne depuis deux saisons. Sa dernière solide campagne remonte à 2016-2017. Il pourrait néanmoins retrouver sa touche magique aux côtés des Jozy Altidore, Jonathan Osorio et autres Alejandro Pozuelo...

L’Impact, qui doit affronter le TFC lors de la phase de groupe à Orlando, ferait mieux de s’en méfier.

 

3 – Lucas Cavallini, attaquant, Whitecaps de Vancouver  

Restons avec les clubs canadiens : les Whitecaps ont également fait une prise très intéressante durant la saison morte en Lucas Cavallini, un attaquant international canadien qui évoluait précédemment en première division mexicaine. 

Les ‘Caps auraient payé environ 5 millions $ pour obtenir les services du joueur de 27 ans, qui a notamment inscrit 11 buts en 17 apparitions sous le maillot canadien et 28 autres en 81 présences au Mexique. En Cavallini, Vancouver obtient un avant-centre de premier plan qui sera l’une des pièces maîtresses du projet que tente de bâtir l’entraîneur québécois Marc dos Santos là-bas. 

Cavallini n’a pas secoué les cordages en deux matchs avec les Whitecaps, mais l’attaquant, qui possède un bon gabarit autant qu’une bonne technique, devrait trouver son rythme et c’est peut-être à Orlando, où un duel contre les Sounders de Seattle est notamment à l’horaire, que tout va débloquer pour lui.

 

4 – Lucas Zelarayan, milieu de terrain, Crew de Columbus  

Changement de garde à Columbus : après le règne de Federico Higuain en milieu de terrain, c’est au tour de son compatriote Lucas Zelarayan d’assumer ce rôle. Acquis à fort prix après le départ d’Higuain, Zelarayan, qui a 28 ans, revient d’un séjour de quatre ans avec les Tigres de Monterrey, l’une des puissances du championnat mexicain.

Comme Higuain, Zelarayan sera le chef d’orchestre du Crew, sous les ordres du réputé entraîneur américain Caleb Porter. Passeur, dribleur, créateur, Zelarayan peut aussi marquer sa part de buts. Il en a d’ailleurs déjà mis un en deux apparitions sous le célèbre maillot jaune et noir.

«Il n’y a pas une seule bonne équipe au monde qui n’a pas de "faiseur de différence" qui, individuellement, peut faire des jeux, observait Porter en mars. C’est ce qu’il nous apporte.»

Bon an mal an, le Crew sait assembler des équipes intéressantes qui donnent du fil à retordre à leurs rivaux. Zelarayan aura quelques bons joueurs avec qui combiner. Il sera à surveiller de près.

 

5 – Alan Pulido, attaquant, Sporting de Kansas City  

Un autre joueur qui arrive du championnat mexicain, Pulido, qui aurait coûté 9,5 millions au Sporting, a déjà deux buts et une passe décisive au compteur en deux matchs!

En même temps, ce n’est pas si étonnant : le Mexicain, avec 12 réussites en 18 apparitions, a été le buteur le plus prolifique de la Liga MX dans la deuxième partie de sa saison avant de s’amener à Kansas City.

Reconnu pour marquer dans les moments importants, le joueur de 29 ans est la tête d’affiche d’une attaque qui a produit sept buts lors de ses deux rencontres de MLS en 2020!

Dans une phase de groupe où le Sporting affrontera ses deux plus grands rivaux, Pulido sera d’une grande utilité. Toujours dirigé de main de maître par Peter Vermes, le SKC a peut-être ce qu’il faut pour se rendre jusqu’au bout dans ce tournoi.

Mentions honorables :  

Javier «Chicharito» Hernandez, attaquant, Galaxy de Los Angeles

La star mexicaine était attendue depuis quelques années en MLS et débarque au sein d’un club où elle doit plus ou moins faire oublier Zlatan Ibrahimovic. C’est de la pression, mais «Chicharito» est bon et il en a vu d’autres.

Franco Jara, attaquant, FC Dallas

Acquis durant l’hiver, Jara devait se joindre au FC Dallas à l’été. Il y a de très bonnes chances qu’il soit à Orlando, et on parle d’un gars qui a mis 83 buts en 169 apparitions avec Pachuca, au Mexique (encore).

Jurgen Locadia, attaquant/ailier, FC Cincinnati

Prêté par Brighton, un club de Premier league anglaise, Locadia fait partie de la bande de Néerlandais qui se sont installés à Cincinnati dernièrement. Le club a déjà prolongé son prêt jusqu’à juin 2021. On l’aime beaucoup là-bas.

Robert Beric, attaquant, Fire de Chicago

L’international slovène, qui arrive de St-Etienne en France, fait partie d’un effectif largement remanié à Chicago. Il y a du potentiel, maintenant il faut voir quand la mayonnaise va prendre.

Rodolfo Pizarro, milieu de terrain, Inter Miami

Premier joueur désigné de l’histoire du «club de David Beckham», Pizarro a, comme il se doit, marqué le premier but de l’équipe en MLS et sera en vedette dans le match qui lancera le tournoi «MLS is back», entre Miami et Orlando.