Canadiens de Montréal

Suzuki à Montréal: Timmins a joué un grand rôle

Suzuki à Montréal: Timmins a joué un grand rôle

Louis Jean

Publié 26 juin
Mis à jour 26 juin

Martin Lapointe croit fermement qu’«il n’y a que du positif à venir» chez les Canadiens de Montréal au cours des prochaines années. 

Selon le directeur du personnel des joueurs, l’équipe regorge de jeunes prometteurs, ce qui lui donne foi en l’avenir.    

«On commence à avoir un bon bassin de jeunes qui poussent. Notre profondeur est bien meilleure qu’avant. Il n’y a que du positif à venir. Les partisans devraient être optimistes envers le club», m’a-t-il affirmé en entrevue cette semaine (à voir dans la vidéo ci-dessus)

Du lot, Lapointe a identifié trois joueurs qui se démarquent particulièrement : Alexander Romanov, Jesperi Kotkaniemi et Nick Suzuki. 

Ce dernier lui a laissé une forte première impression cette saison, après «KK» l’an passé.  

«C’est Suzuki qui m’a le plus impressionné cette année. Lorsque je le voyais jouer au niveau junior, je n’aimais pas son rythme sur patins («skating pace» en anglais). Mais il est tellement fort des jambes, il protège bien la rondelle et il est très intelligent, alors ça compense.» 

D’ailleurs, Suzuki a bien failli ne jamais se retrouver avec le CH puisqu’il n’était pas le premier choix de l’organisation montréalaise au moment d’échanger Max Pacioretty aux Golden Knights de Vegas en septembre 2018. 

«Ce n’est pas lui qu’on demandait en premier, m’a révélé Lapointe sans toutefois dévoiler le nom du joueur convoité. Ce sont les Golden Knights qui nous l’ont proposé. Et Trevor Timmins a dit que ça marchait avec lui.» 

En amour avec Kotkaniemi   

La saison précédente, Kotkaniemi s’était taillé une place avec le grand club à sa première tentative, comme Suzuki en 2019. 

Lapointe voit grand pour lui, malgré une deuxième saison décevante. Comme pour tous les autres espoirs, la patience est de mise, à son avis.

«La première fois que j’ai vu Kotkaniemi, je suis tombé en amour avec lui! Il excelle dans les deux sens de la patinoire, en plus d’être un bon fabricant de jeux.

«La barre a été placée très haute. Il y avait de grandes attentes envers lui à son arrivée à Montréal, étant un troisième choix au total. Il s’est taillé un poste après avoir connu un bon camp. Comme il nous manquait un centre, il a fait ses débuts avec nous plus vite que prévu. Dans un monde parfait, peut-être aurait-il dû rester en Finlande ou être cédé dans la Ligue américaine avec le Rocket de Laval», a reconnu Lapointe, qui estime cependant qu’«il va être un excellent joueur durant plusieurs années».

«Il faut laisser le temps aux jeunes de se développer. Il faut être patient avec eux avant de juger. Les partisans ont été durs envers Jesperi. Personnellement, j’ai espoir en lui. Il va être un excellent joueur durant plusieurs années, mais c’est certain qu’il doit être plus fort physiquement.»

«Romanov, c’est une machine!»  

Parlant de force, ce n’est pas un problème pour Romanov, que Lapointe décrit comme «une machine».

C’est vraiment un coup de cœur pour lui.  

«J’aime beaucoup Romanov. C’est une machine de hockey que les gens vont adorer. Encore là, il est encore jeune et il n’a toujours pas atteint sa maturité complète physiquement. Mais il met les efforts dans le gym, c’est une machine! Il faut le laisser progresser à sa façon. Les partisans ne seront pas déçus de lui.» 

Romanov n’était pourtant pas sur les listes des meilleurs espoirs à son année d’admissibilité, en 2018. 

C’est en le voyant à l’œuvre que Lapointe, Trevor Timmins (le directeur général adjoint des Canadiens) et Shane Churla (le directeur du recrutement amateur) ont été éblouis par son potentiel et ont été convaincus de le repêcher.  

«C’est très important de te servir de ton instinct au repêchage. Avec Romanov, ça s’est passé de cette façon. Lorsqu’on l’a vu jouer, on s’est dit : "c’est un guerrier!" Il n’était même pas dans les tops 60, mais on l’aimait. Et quand tu aimes un joueur, tu dois le repêcher.» 

Un mentor pour Patrice Bergeron  

Par ailleurs, à la toute fin de l’entrevue, il a été question de la relation privilégiée que Lapointe a développée avec l’attaquant Patrice Bergeron au fil des ans. 

Il a joué le rôle de grand frère pour lui à ses débuts dans la LNH avec les Bruins de Boston en 2003. Il a immédiatement été ébloui par le professionnalisme démontré par Bergeron. 

«Tu n’avais rien à lui dire, il se comportait en vrai professionnel dès son arrivée à 18 ans. Je suis content de ce qu’il a fait dans la LNH jusqu’à maintenant.»