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LHJMQ

Daniel Lacroix prêt à vivre la reconstruction des Wildcats

Roby St-Gelais

Publié | Mis à jour

Embauché en décembre dernier pour mener les Wildcats de Moncton aux grands honneurs, Daniel Lacroix a dû mettre une croix sur cet objectif en raison de la pandémie de COVID-19. Même s’il retrouvera un alignement bien différent quand il reprendra ses fonctions, Lacroix est emballé de faire partie de cette nouvelle aventure.

L’ancien instructeur adjoint du Canadien a été reconduit dans ses fonctions d’entraîneur-chef plus tôt cette semaine, ce qui signifie qu’il sera aux commandes d’un club en reconstruction qui a payé cher l’annulation de la saison et des séries éliminatoires.

Jakob Pelletier, Zachary L’Heureux et Elliot Desnoyers échangés, le contraste s’annonce frappant sur la patinoire par rapport à la fin de la dernière campagne quand la LHJMQ sera autorisée à redémarrer ses activités quelque part à l’automne ou en janvier 2021. Avant que le virus ne frappe, les Wildcats étaient l’équipe de l’heure dans le circuit Courteau, et plusieurs croyaient qu’ils avaient les éléments pour atteindre la finale de la Coupe du Président.

«J’ai vécu une belle expérience professionnelle qui a été un peu trop courte l’an passé. Je partage mon temps entre le Québec et la Floride pour la famille, mais ça a été une décision facile.»

«Je vois ça comme tout un défi pour moi, pour le personnel d’entraîneurs et pour notre organisation en général. Passer d’une équipe mature à développer des joueurs individuellement, c’est un travail que j’aime personnellement. C’est une belle opportunité pour amener des jeunes à jouer de la bonne façon», a souligné l’homme de hockey en entrevue téléphonique avec Le Journal depuis sa résidence de Shefford.

Peaufinement virtuel

Avec sa curiosité insatiable qui l’a notamment mené à diriger en Allemagne ainsi que l’équipe nationale de Lituanie avant son retour dans la LHJMQ, Lacroix a continué de peaufiner ses méthodes d’enseignement pendant le confinement en participant à des réunions virtuelles avec d’autres homologues.

«J’ai eu plus de communication avec d’autres entraînemeurs en réunions Zoom. En participant à un colloque virtuel de la maison, tu peux y aller à ton rythme et revisiter certains aspects que tu veux. J’ai posé des questions par courriel. C’est une façon que je n’avais jamais expérimentée. Oui, il manque le petit côté personnel, mais tu vas chercher autre chose», a expliqué le pilote de 51 ans.

Même s’il a pris le temps de se ressourcer après avoir encaissé durement le choc de l’annulation des séries éliminatoires, «surtout pour les joueurs et les gars qui étaient avec l’organisation depuis trois, quatre ans», Lacroix ne voulait pas perdre la main pour autant avec son travail.

«Il ne faut pas arrêter. C’est un monde en constante ébullition. Ça fait du bien d’échanger avec d’autres entraîneurs.»

Un œil sur la LNH

En attendant de retrouver son complet à cravate, Lacroix suivra attentivement les prochains développements du plan de relance de la LNH. Il avoue s’ennuyer de regarder du sport en direct à la télévision.

«J’aimerais voir du hockey de série et je suis excité par le format qui a été proposé. Le sport en direct me manque, je suis tanné de regarder des vieux matchs! J’espère que ça va bien se dérouler, et ce serait le fun de voir de la compétition», a dit Lacroix.

Et que pense-t-il de la date de retour de la LHJMQ avancée pour le 1er octobre? «Ça semble une date réaliste dans le contexte ici. Mais on n’a pas de boule de cristal, et quand on regarde ce qui se passe dans le monde et comment la courbe peut remonter, c’est bien dur de prévoir des situations.»