Panthers c. Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Price touché de près par le coronavirus

Publié | Mis à jour

Carey Price souhaite jouer, mais pas dans n’importe quelles conditions. 

Le gardien des Canadiens veut obtenir des réponses à ses questions avant de voter en faveur ou non d’une reprise des activités dans la Ligue nationale de hockey.          

«Je ne me sentirais pas confortable de voter maintenant. Plusieurs questions demeurent toujours sans réponses. Je veux jouer, mais je veux d’abord obtenir des réponses. Il y a beaucoup d’impondérables à considérer. Ce n’est pas seulement une question de hockey», a-t-il affirmé en conférence téléphonique, jeudi après-midi, après avoir remporté en matinée la coupe Molson pour la neuvième fois de sa carrière et la deuxième année d’affilée.

Price y a d’ailleurs révélé être touché de près par la pandémie de COVID-19. 

«La situation ne tourne pas toujours bien pour tout le monde. La mère d’un bon ami à moi est décédée du coronavirus. Ça semble loin de nous quand on suit la situation aux nouvelles, jusqu'à ce que ça nous affecte de près. C’est différent quand ça arrive à quelqu’un près de toi.» 

C’est pourquoi il insiste autant sur l’importance que les séries éliminatoires à venir soit disputées dans un environnement sécuritaire. 

«La situation actuelle est très sérieuse. La santé et la sécurité sont primordiales. Tout doit être mis en place pour qu’on n’attrape pas la COVID-19. Il ne faut rien prendre à la légère.»

Justement, en raison des risques encourus, Price ne compte pas amener sa femme et ses enfants avec lui. Ils resteront plutôt dans l’État de Washington, où la famille Price est confinée depuis le congé forcé. 

Tant qu’il n’aura pas toutes les réponses à ses questions, le numéro 31 n’a pas l’intention de rentrer à Montréal. 

«C’est le meilleur scénario pour moi»       

Pendant cette longue période sans jouer, Price a tenté par tous les moyens de demeurer actif. 

Et il y est parvenu même s’il n’a toujours pas reçu le moindre tir depuis maintenant plus de trois mois. 

Il se considère chanceux de pouvoir s’entraîner dans les installations de son équipe junior, les Americans de Tri-City, situées à Kennewick, au sud-est de l'État de Washington. 

«Je patine et j’utilise le gymnase de l’équipe, mais je ne reçois pas encore de tirs. J’essaie de me préparer le mieux possible en vue des séries éliminatoires. C’est le meilleur scénario pour moi ici.» 

Il se dit fin prêt à reprendre du service, en autant que ce soit dans des conditions favorables. «Plus le temps passe, plus je me sens de nouveau comme un athlète», a-t-il indiqué.  

«C’est une situation particulière et la LNH essaie de faire de son mieux en ces temps difficiles. Mais il y a plusieurs questions qui devront être répondues et plusieurs scénarios devront être élaborés avant d'aller de l’avant», a-t-il expliqué.   

C’est pourquoi il appuierait tout coéquipier ou entraîneur qui déciderait de rester chez lui lorsque le tournoi à 24 équipes prendra son envol.

«Il n’y a aucun doute dans mon esprit que je soutiendrais quiconque déciderait de ne pas embarquer. Si un coéquipier décidait que c’est trop risqué de revenir, il aurait mon respect. C’est une décision très difficile à prendre.»  

En 58 matchs cette saison, le natif d'Anahim Lake, en Colombie-Britannique, a présenté un dossier de 27-25-6, une moyenne de buts alloués de 2,79 et un taux d’efficacité de ,909. Il a mené les gardiens de la Ligue nationale pour les minutes jouées (3439 minutes et 49 secondes), et ce, pour la deuxième année de suite.