Crédit : Photo d'archives Ben Pelosse

Canadiens de Montréal

Claude Julien sera-t-il derrière le banc face aux Penguins?

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Les dangers du coronavirus pour la santé sont bien réels et l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Claude Julien, en est bien conscient, surtout qu’il aura l’option de décider s’il dirige ou non son équipe au cours de la ronde de qualification contre les Penguins de Pittsburgh.

Sexagénaire depuis le 23 avril, le Franco-Ontarien fait partie des 12 membres de personnels d’instructeurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) qui auront atteint le cap la soixantaine en date du 30 juin. Aussi, il devra penser d’abord à sa santé si jamais son travail devient trop risqué. Le circuit Bettman prévoit amorcer la troisième phase de son plan de reprise des activités le 10 juillet avec le début des camps d’entraînement. Or, la LNH offrira le choix aux entraîneurs de 60 ans et plus de reprendre le boulot. Les organisations de ceux préférant rester à la maison devront trouver une façon de les accommoder.

«Je sais que ça pourrait être un défi derrière le banc, plus que n’importe où ailleurs, mais je dois être prêt à m’adapter et à avoir des options quand le moment viendra, selon où nous en serons avec la COVID-19 et de notre situation au plan hockey. Cela signifie aussi de me retirer si je ressens un réel danger. Ma famille et ma vie sont plus importantes que mon travail à ce point-ci», a commenté au site sportif Athlétique le pilote du Tricolore.

Celui-ci pense également à la façon de bien interagir avec ses collègues et ses joueurs, tout en assurant sa sécurité et celles des autres. Les précautions mises de l’avant par la LNH vont-ils le convaincre? La réponse reste à confirmer.

«On pense sans aucun doute aux différentes options qui s’offrent à nous, qu’il s’agisse de porter un masque ou comment on va côtoyer notre équipe et nos joueurs», a ajouté Julien à la même source.

Des gens moins soucieux 

Ailleurs dans la ligue, deux anciens entraîneurs-chefs du Canadien semblent moins s’en faire. Chez les prochains adversaires du Bleu-Blanc-Rouge, l’adjoint de Mike Sullivan, Jacques Martin, est le plus vieil instructeur de la LNH. Mais à 67 ans, il n’a pas l’intention de laisser la pandémie du coronavirus le confiner chez lui.

«Je ne veux pas arrêter de vivre, c’est comme ça, a-t-il admis. Je me sens privilégié d’être en bonne santé et j’espère que cela va continuer.»

Néanmoins, son patron lui a demandé s’il était suffisamment dans de bonnes dispositions pour revenir au boulot.

«Je ne sais pas, j’ai été prudent, mais pour une raison quelconque, je crois être en bonne forme au plan de ma santé, tant physique que mentale. [...] Je partirai lorsque mon heure sera venue», a-t-il dit.

Pour sa part, Alain Vigneault, 59 ans, fait confiance au bon jugement de la LNH et à son plan d’attaque.

«Je n’ai absolument aucun souci, avec ce que j’ai entendu à propos du protocole de la LNH, a indiqué l’entraîneur-chef des Flyers de Philadelphie. Personnellement, je suis en bonne santé. Je n’ai pas de condition quelconque. Si je l’attrape, je l’attrape.»

Du côté de la LNH, l’adjoint au commissaire, Bill Daly, a indiqué à Athlétique que «les entraîneurs feront partie du protocole que nous mettons en place pour tous les participants à la phase 4. Il y aura des dispositions du protocole de la phase 3 qui les concernent également. Tous ceux qui ont besoin de savoir seront mis au courant».