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Football universitaire RSEQ

Les Carabins de retour à l’entraînement

Publié | Mis à jour

Après plus de trois mois d’attente, les Carabins de l’Université de Montréal ont finalement pu se retrouver sur le terrain du CEPSUM, lundi.

Ils n’étaient évidemment pas toute l’équipe et l’entraînement n’avait rien de conventionnel, mais le plaisir était au rendez-vous.

«Ça faisait trois mois que nous nous étions vus. Ça m’a fait du bien, a affirmé le joueur de ligne offensive Pier-Oliver Lestage, qui était de la première séance d’exercice à 8 h. C’était quand même spécial, parce que nous ne savions pas trop comment interagir. Habituellement, nous nous saluons en nous serrant la main ou en nous prenant dans nos bras. Nous n’avions pas le droit de faire ça, mais c’était tout de même plaisant.»

Avant d’être en mesure de remettre leur casque et leurs épaulettes, les joueurs des Bleus devaient se soumettre à un exposé donné par Patrick Gendron, l’un des physiothérapeutes de l’équipe.

«Nous devions passer une formation avec Pat avant de pouvoir aller sur le terrain. On nous a présenté la marche à suivre et nous devions remplir des documents en lien avec les risques et les choses que nous avons faites dans les deux dernières semaines», a expliqué le demi défensif Shawn Boucher.

«Nous avions chacun nos lignes, il n’y a pas eu de contact et j’ai trouvé que tout était très bien organisé», a-t-il poursuivi.

Pas inactif

Parlant d’organisation, les entraîneurs des Carabins se sont assurés que leurs étudiants-athlètes ne restent pas inactifs pendant le confinement.

«Les premières semaines, Pierre-Mary [Toussaint], notre préparateur physique, nous envoyait un programme qu’il fallait suivre quatre fois par semaine, a indiqué Lestage. Il y avait peut-être des gars qui avaient plus de difficulté avec la motivation, donc ils ont établi des séances Zoom pour que nous nous entraînions en groupe.»

«Nous faisions 12 séances Zoom par semaine et nous leur demandions de prendre part à un minimum de quatre rencontres, a dit l’entraîneur-chef Marco Iadeluca. Pour le retour au CEPSUM, nous allons faire huit entraînements et les gars doivent être là un minimum de trois fois. Nous avons des horaires de matin et de fin de journée.»

Les joueurs heureux

L’initiative d’instaurer des entraînements sur la plateforme Zoom a réellement été appréciée par les athlètes de Iadeluca.

«Les entraîneurs font vraiment du bon travail pour nous encadrer, a affirmé Lestage. Cela doit être difficile pour eux de faire des meetings sur Zoom à la place d’être en vrai avec un tableau et tout le tralala. Garder les gars motivés, c’est complexe, mais ils le font très bien. Je leur lève mon chapeau.»

Lorsqu’il a été mis au parfum de ce compliment, l’entraîneur des Bleus était bien heureux de constater que ses efforts étaient appréciés.

«Je suis content d’entendre qu’il pense ça. Nous avons essayé de voir les gars le plus possible, soit quatre ou cinq fois par semaine. Je suis heureux de savoir qu’ils aimaient bien ça.»

Bon pour les jeunes

Si elles ont été bénéfiques pour la motivation, les rencontres Zoom ont certaines lacunes, notamment pour les joueurs qui amorcent leur parcours universitaire.

«Présentement, les joueurs de première année peuvent enfin voir comment les vétérans travaillent et quelle est la façon de faire d’un Carabin, c’est-à-dire que nous ne coupons jamais les coins ronds. Sur Zoom, c’est un peu plus difficile de faire ça», a exposé Iadeluca.

Maintenant, l’entraîneur des Bleus se penche sur un nouveau défi, soit celui de construire un esprit d’équipe solide.

«Pour l’esprit d’équipe, c’est sûr que ce sera un peu plus long cette année. Normalement, les gars sont à l’école et au gym ensemble. Nous n’avons pas eu ça cette année. Nous allons trouver des manières de rassembler l’équipe et faire des activités de groupe plus fréquentes.»