Crédit : Photo d'archives, AFP

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Séries 2020: la LNH compte aller de l'avant

Séries 2020: la LNH compte aller de l'avant

Louis Jean

Publié 22 juin
Mis à jour 22 juin

Que ce soit dans la LNH ou dans les autres sports professionnels, il y a eu une vague de diagnostics positifs à la COVID-19 au cours des derniers jours. 

Le Lightning de Tampa Bay a choisi de fermer son centre d’entraînement le week-end dernier par mesure de précaution. Il devrait toutefois rouvrir cette semaine. 

La question que plusieurs se posent est la suivante: est-ce qu’une deuxième vague pourrait occasionner un retard des camps d’entraînement et donc de la reprise des matchs? 

La réponse simple est oui. Tout est possible. Cependant, toutes les personnes à qui j'ai parlé lundi ne semblaient pas trop préoccupées.

Il y a eu 11 cas sur près de 500 joueurs. Donc à moins qu’une deuxième vague ne vienne tout stopper de nouveau, la LNH va aller de l’avant avec son plan.

Villes hôtes   

La liste des villes en lice pour la présentation des séries éliminatoires de la LNH a été réduite, alors qu’on apprenait lundi que Columbus et le Minnesota ont été écartés. À moins d’un revirement inattendu, l’identité des deux villes sera connue d’ici la fin de la semaine. 

Depuis un certain temps, Las Vegas semble pratiquement assurée d’être incluse. Je croyais il y a une semaine que Toronto avait une longueur d’avance sur Edmonton et Vancouver. C’est aussi ce que plusieurs dirigeants et entraîneurs dans la LNH croyaient, mais il semblerait qu’Edmonton et Vancouver soient bel et bien dans la course. 

Si Vegas et l’une des deux équipes de l’ouest canadien devaient être retenues, il y aura inévitablement une équipe qui jouera dans son propre marché. 

Même si les matchs se joueront fort probablement en vase clos jusqu’à la toute fin des séries - éliminant tout avantage possible pour les équipes hôtesses -, une équipe sera quand même chez elle, ce qui ne devait pas être le cas initialement. 

J’ai bien hâte de voir quelle décision on prendra. La chose la plus importante à considérer est la santé des joueurs et entraîneurs qui devront entrer dans une bulle. On le voit, l’Arizona et la Floride ont récemment enregistré des hausses inquiétantes de cas...

Les villes, dont les candidatures sont encore étudiées par la LNH, sont des endroits où le coronavirus semble généralement être sous contrôle.=

Les pourparlers se poursuivent  

Entretemps, les négociations continuent entre la Ligue nationale et l’Association des joueurs. L'objectif ultime est bien sûr de régler les différents points qui achoppent pour la tenue des camps d’entraînement et la reprise des matchs. 

Si on regarde plus loin que la saison actuelle, nul doute que la meilleure chose qui pourrait survenir de cette pause forcée serait la prolongation de la convention collective. 

Même si rien n’est réglé, il semble vraiment y avoir beaucoup d’espoir qu’on trouvera un terrain d’entente. Le momentum est indéniable.

«Ce que je sais, c'est que l’Association des joueurs et la ligue s’en vont dans la bonne direction», m’a récemment écrit un intervenant bien au courant des pourparlers.

Mais à quoi pourrait ressembler cette entente?

Évidemment, les informations ne sont pas nombreuses à ce sujet à l'heure actuelle, mais les rumeurs veulent qu’on prolonge l’entente présentement en vigueur de 4 ans. 

Le plafond salarial, actuellement établi à 81,5 millions de dollars, demeurerait fixe pour deux autres saisons, le temps que la Ligue nationale puisse se remettre des effets de la COVID-19. 

L’un des dossiers les plus importants pour les joueurs demeure les retenues salariales. Selon ce qui aurait été discuté, on plafonnerait ces retenues salariales à 20% pour les deux prochaines saisons. Mais je le rappelle, rien n’est coulé dans le béton, loin de là.... 

Une chose est toutefois certaine, il y a une ouverture, une rétroaction et surtout une volonté de s’entendre dans ce dossier.

Les assurances, une préoccupation?  

Un agent de joueurs me soulevait la question des assurances aujourd’hui. Il s'agit, semble-t-il, d'une préoccupation pour un groupe de joueurs. 

D’abord, les joueurs ont-ils suffisamment d’assurances pour protéger leur contrat en place si jamais le coronavirus devait prématurément mettre fin à leur carrière? 

Les athlètes sont en excellente forme et c’est peu probable, me direz-vous, mais les conseillers des joueurs veulent s’assurer que leurs clients soient protégés. 

En deuxième lieu, quels seront les coûts pour protéger les futurs contrats, compte tenu qu’on risque d’inclure une clause de pandémie très coûteuse? Ces questions ont également été soulevées. 

J’ignore cependant quelle importance elles ont à la table de négociation. 

Ce qui est indéniable, toutefois, c'est que de plus en plus de joueurs s’y intéressent et questionnent leur représentant syndical à ce sujet.