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Crédit : COURTOISIE PROCURE

Sports divers

Marche du courage Jean-Pagé : une année record

Publié | Mis à jour

Avec 800 personnes en ligne et un montant record de 74 000 $ de dons amassés, Jean Pagé aurait certainement été fier de l’effort collectif réalisé à l’occasion de la Marche du courage pour lutter contre le cancer de la prostate, dimanche.

Tenue pour la première fois en 14 ans sans son cofondateur, décédé en décembre dernier de ce cancer qui touche 12 hommes supplémentaires chaque jour au Québec, la Marche du courage devait faire face à un adversaire supplémentaire cette année: la pandémie de COVID-19. Ainsi, l’événement annuel avait lieu virtuellement pour la toute première fois.

Or, cette nouvelle réalité n’a d’aucune façon freiné la solidarité des Québécois. Elle a même eu l’effet contraire, puisque des gens du Lac-Saint-Jean, de la France et même du Maroc se sont connectés, dimanche matin, afin de marcher pour la cause.

«Il y avait beaucoup d’émotions, c’est sûr. Ça vient nous chercher», a commencé par dire Isabelle Pagé, la fille de Jean, qui lui a succédé à titre de présidente d’honneur de la Marche.

«Mais en même temps, il y a beaucoup d’espoir. Ça m’a vraiment fait du bien, parce que je vois à quel point les gens ont la cause à cœur et c’est ça qui est important pour la famille Pagé. Le travail que papa a fait avec acharnement au cours des 15 dernières années se poursuit.»

Piette s’associe

Les donateurs qui souhaitaient marcher pour l’occasion ont reçu un lien pour se connecter à une vidéoconférence qui débutait à 11h, dimanche. Plusieurs ambassadeurs de la marche ont notamment pris la parole, dont le joueur de l’Impact de Montréal Samuel Piette, qui a accepté de prêter son nom à la cause cette année.

«Depuis mon arrivée avec l’Impact en 2017, j’ai vu que c’est une cause importante pour la famille Saputo, a dit Piette. Le père de Joey est un survivant de ce cancer. Chaque année, on participe à la Marche. Quand on m’a approché pour être ambassadeur, c’est sûr que j’ai accepté.»

Retour l’année prochaine

Malgré tous les aspects positifs de cette édition virtuelle, il n’en demeure pas moins que le côté social et humain a pâti des restrictions de rassemblements imposés pour freiner la pandémie. Mme Pagé est donc impatiente de pouvoir retourner sur le mont Royal, où se déroule habituellement la Marche.

En vertu de son succès, le volet virtuel pourrait malgré tout se répéter et s'ajouter au rassemblement lors des prochaines années.

«Les câlins et les rassemblements nous ont manqué. Moi, j’aurais eu le goût d’avoir quelques câlins aujourd’hui. Ça aurait fait du bien. Mais en même temps, ce volet-là, c’est une belle découverte.»

Mais Mme Pagé tient à rappeler une chose bien importante aux gens: il est possible de faire des dons à tout moment, et non seulement lors de la Marche du courage Jean-Pagé de PROCURE ou lors de la campagne de financement Noeudvembre.

«C’est bon pour notre génération, mais c’est bon pour les générations à venir aussi. Il faut penser à eux. Plus on va avancer, plus il va y en avoir, des diagnostics», a-t-elle dit.

«Je vais devenir papa prochainement, alors c’est sûr qu’on pense au cancer de la prostate, a quant à lui fait valoir Piette. C’est le plus commun chez les hommes. Je peux être à risque, et mon petit garçon en devenir aussi.»