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Crédit : Daniel Mallard/Agence QMI

Sports divers

Cinq duos père-fils marquants dans le monde sportif québécois

Publié | Mis à jour

C’est la Fête des pères, et un héritage souvent transmis par un père à son fils, ou à sa fille, est l’amour du sport.

Partout dans le monde du sport, des duos père-fils/fille ont fait le bonheur des amateurs et, naturellement, fait le pont entre les générations.  

Le Québec n’y fait pas exception : la province a vu, au fil des décennies, quelques-uns de ces duos marquer son histoire sportive. 

En voici cinq :

Gilles et Jacques Villeneuve, coureurs automobile  

Ça va de soi : le père, Gilles, est devenu le premier Québécois à s’imposer en Formule 1 entre 1977 et 1982. Et il n’a pas fait que passer : acrobate, courageux, habile, Gilles Villeneuve a fait briller l’écurie Ferrari en remportant six victoires en F1, notamment à Montréal et à Monaco. 

Quatorze ans après le décès tragique du père, le fils, Jacques, est entré en F1 par la grande porte pour remporter une première victoire dès son quatrième Grand Prix. La saison suivante, en 1997, Jacques Villeneuve complétait l’œuvre de Gilles en devenant champion du monde de Formule 1. 

À eux deux, Gilles et Jacques Villeneuve ont marqué l’histoire de la course automobile en général, et sont des personnages centraux de l’histoire du sport au Québec.

Crédit photo : AFP

Pierre et Alex Harvey, cyclisme et ski de fond  

Le paternel, Pierre, s’est d’abord fait connaître comme cycliste en participant aux Jeux olympiques de Montréal en 1976, avant de se découvrir un talent formidable en ski de fond. En 1984, il participe donc autant aux Jeux olympiques d’été (Los Angeles) que d’hiver (Sarajevo). Médaillé à plusieurs reprises dans une variété de compétitions en ski de fond durant les années 1980, Pierre Harvey est membre du Temple de la renommée olympique du Canada et du Panthéon des sports canadiens.

Son fils, Alex, n’a pas hésité à suivre ses traces et se fait d’abord remarquer à l’adolescence lors des Jeux du Québec de Rimouski. Après avoir remporté une série de titres chez les juniors, Alex Harvey a connu une formidable carrière professionnelle, multipliant les succès en championnat du monde de la FIS et à la Coupe du monde. Il a aussi participé aux Jeux olympiques de 2010, 2014 et 2018. 

Au fil des décennies, les deux hommes ont fait la fierté du Québec dans leur discipline.

Crédit photo : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Jacques Rougeau et ses fils Jacques, Raymond et Armand, lutte  

La lutte, un divertissement très populaire depuis des décennies au Québec, ne serait pas ce qu’elle est ici sans l’apport de la célèbre famille Rougeau, qui a fait sa marque jusqu’au sommet de ce sport, aux États-Unis.

Jacques Rougeau père, en compagnie de son frère Jean, a lancé la dynastie familiale dans les années 1960 et ses combats contre The Sheik, Abdullah the Butcher, Hans Schmidt et le célèbre Maurice «Mad Dog» Vachon ont marqué les mémoires des amateurs de lutte d’ici. Il a aussi disputé des combats aux États-Unis et au Japon.

Jacques fils n’est pas en reste : après avoir fait ses débuts professionnels en 1977 à 17 ans, il a connu beaucoup de succès en compagnie de son frère Raymond dans la WWF des années 1980. Il a terminé sa carrière en 1997 en battant le légendaire Hulk Hogan à Montréal. Depuis, il reste très impliqué dans le domaine notamment grâce à son école de lutte, en plus d’organiser des galas locaux et de participer à différentes œuvres de charité et événements publics pour une bonne cause. Un troisième fils Rougeau, Armand, a aussi lutté aux côtés de ses frères pendant quelques années avant de subir une blessure au dos qui a mis fin à sa carrière en 1987.

Crédit photo : Luc Belisle / Journal de Montreal

Denis et Martin Brodeur, hockey  

Le paternel, Denis, a été gardien de but dans les années 1950, aux niveaux junior et professionnel. Son principal fait d’armes sur la patinoire, c’est une médaille de bronze remportée avec le Canada aux Jeux olympiques de 1956 à Cortina d’Ampezzo, en Italie. Une fois sa carrière de joueur terminée, Denis Brodeur est devenu l’un des plus importants photographes dans l’histoire du hockey, couvrant largement les activités des Canadiens et de la LNH, ou encore la fameuse «Série du siècle» de 1972, entre le Canada et l’URSS.

Son fils Martin n’a plus besoin de présentation. Devenu lui aussi gardien de but, repêché au premier tour par les Devils du New Jersey en 1990, il est désormais considéré comme l’un des plus grands portiers de tous les temps, fort de trois Coupes Stanley et de deux médailles d’or olympiques. Il est aussi le gardien le plus victorieux de l’histoire de la LNH, avec 691 gains en 22 saisons. Ses 125 blanchissages le placent également au premier rang dans l’histoire de la ligue.

Crédit photo : GHISLAINE NÉRON

Felipe et Moises Alou  

Ils ne sont pas nés ici, mais plusieurs amateurs de sport du Québec les portent dans leurs cœurs après que les deux hommes se soient illustrés avec les Expos de Montréal dans les années 1990.

Le papa, Felipe, a participé à 17 saisons dans le baseball majeur avant de devenir gérant des Expos en 1992, dont il avait aussi fait partie en tant que joueur en 1973. Entraîneur formidable, plusieurs grands joueurs, dont Vladimir Guerrero, ont éclos sous sa direction à Montréal. Felipe était également une figure extrêmement sympathique que le public adorait. Son congédiement, en 2001, reste insensé près de 20 ans plus tard.

Son fils, Moises, a quant à lui porté les couleurs des Expos, principalement sous les ordres de son père, de 1990 à 1996. Très doué, le voltigeur qui était également un solide frappeur a lui aussi connu une carrière de 17 saisons dans le baseball majeur, remportant notamment la Série mondiale en 1997. Il a également participé six fois au match des étoiles.

Crédit photo : Andre Viau / Le Journal de Montreal