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LNH

«Il n'y a pas de chance qu'on joue»

Publié | Mis à jour

Le fait que 11 joueurs aient été déclarés positifs à la COVID-19 vendredi dernier, alors que la phase 2 de retour au jeu de la Ligue nationale de hockey (LNH) bat son plein, accentue les inquiétudes entretenues par les athlètes du circuit.

Si bien que l’un d’entre eux ne croit même plus à la tenue des séries éliminatoires cette année. Un joueur d’impact de l’Association de l’Ouest s’est plaint de façon anonyme à The Athletic pour décrier le fait que la Ligue avance trop rapidement avec son processus de retour au jeu.    

À noter que, même si la LNH et l’Association des joueurs se sont entendus sur les modalités du plan de relance, un vote doit tout de même être tenu pour confirmer que les séries auront lieu. 

«Les gars ne sont pas contents, a fait savoir le joueur de l’Association de l’Ouest à The Athletic. C’est pourquoi on est mieux d’avoir un vote de tous les joueurs, et pas seulement de notre conseil exécutif. Mais je ne suis pas convaincu que Don (Fehr, le directeur exécutif de l’AJLNH) va autoriser cela parce qu’il sait qu’on est nombreux à être hésitants. C’est pourquoi je pense que la ligue a essayé de faire taire ces tests positifs.

«À mon avis, il n’y a pas de chance qu’on joue.»    

Plusieurs agents de joueurs contactés par The Athletic constatent que leurs clients sont perturbés par l’idée de jouer dans une «bulle» lors du tournoi. 

Patrice Bergeron, notamment, a fait savoir publiquement qu’il n’était pas chaud à l’idée d’être loin de sa famille pendant un bon bout de temps

À l’heure actuelle, il y a beaucoup de questions qui demeurent sans réponse. Par exemple, quelle serait la marche à suivre si plusieurs joueurs devaient être déclarés positifs en pleine finale de la Coupe Stanley? Une équipe pourrait être grandement favorisée dans ces circonstances.

Il y a aussi le fait que les plus bas salariés, qui empocheraient seulement 20 000$ ou 30 000$ supplémentaires en revenant au jeu, seraient encore moins enchantés à l'idée de passer quelques mois dans une bulle.

Dubnyk y croit, lui       

Le gardien du Wild du Minnesota Devan Dubnyk dit quant à lui être plus optimiste qu’il ne l’était, car les conditions dans la bulle seraient moins strictes que ce qui était anticipé; les joueurs pourraient prendre part à des activités en dehors de la patinoire.

«J’ai l’impression que nous allons jouer, maintenant», a déclaré Dubnyk, tel que cité par The Athletic. 

Le joueur de centre des Panthers de la Floride Brian Boyle partage son optimisme, lui qui a indiqué que sa façon de penser n'avait pas changé à la lumière des récentes nouvelles.