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Sports divers

Le Panthéon ouvre ses portes à sept nouveaux membres

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Faisant son entrée au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec, le boxeur Lucian Bute s’est montré particulièrement touché, jeudi, lors du dévoilement des prochains intronisés.

«Quand je suis arrivé en 2003, moi, un jeune boxeur de la Roumanie, je ne parlais ni français, ni anglais, et je n’aurais jamais pensé que je serais un jour intronisé au Panthéon des sports du Québec, a-t-il réagi, durant la visioconférence. Le monde au Québec m’a adopté. Je suis très privilégié, très content, très touché.» 

Bute atteindra la postérité au cours d’un gala ayant été remis à l’automne 2021, en compagnie du joueur de hockey Guy Carbonneau, du fondeur Alex Harvey, de la hockeyeuse Caroline Ouellette et de la cycliste Marie-Hélène Prémont, une spécialiste du vélo de montagne. Deux bâtisseurs seront également honorés, soit Sonia Denoncourt, arbitre au soccer, et Tom Quinn, gestionnaire impliqué notamment à titre de président du conseil d’administration de l’Institut national du sport du Québec.

Dans la mémoire collective 

Bute n’est pas le premier athlète né hors Québec à figurer parmi les intronisés au Panthéon des sports. Le boxeur d’origine roumaine rejoint toutefois de grands noms à ce chapitre, dont Gary Carter, Jackie Robinson, Peter Stastny, sans oublier le grand pionnier du ski de fond Herman Smith-Johannsen, mieux connu sous le pseudonyme de «Jackrabbit».

«L’objectif du Panthéon est de faire vivre l’histoire sportive d’ici et elle n’est pas composée que d’athlètes nés au Québec. L’exemple de Lucian est éloquent. Qu’il soit né ici ou en Roumanie, son histoire rejaillit sur notre mémoire collective», a souligné Jean Gosselin, vice-président du Panthéon des sports et secrétaire pour le comité de sélection.

Bute, qui a obtenu la citoyenneté canadienne en 2012, entre d’ailleurs là où sa compatriote roumaine Nadia Comaneci demeure encore sur le seuil. Parmi ses critères de sélection, le Panthéon privilégie effectivement les athlètes qui se sont illustrés au Québec durant une certaine période. Le cas de la célèbre gymnaste des Jeux olympiques de Montréal fait ainsi place au débat, semble-t-il, depuis plusieurs années lors de la délibération.

«Une belle surprise» 

Intronisé au Temple de la renommée du hockey en novembre dernier, l’ancien joueur du Canadien de Montréal Guy Carbonneau s’est montré surpris et honoré d’être ainsi reconnu par ses pairs, à travers tous les sports, au Québec.

«Pour moi, ç’a été une belle surprise, a-t-il dit. Je suis un petit gars qui est né ici et qui a profité des installations mises en place et du dévouement des bénévoles. J’ai une pensée pour les gens de Sept-Îles qui faisaient la glace à l’aréna ou à l’extérieur. (...) C’est un honneur que j’accepte profondément.»

Père et fils rassemblés 

Dans le cas de Caroline Ouellette, elle était fière de pouvoir ainsi rejoindre les France St-Louis, Danielle Goyette et Kim St-Pierre, autres pionnières du hockey féminin. Absent lors de la visioconférence, tout comme Prémont, Harvey a pour sa part transmis un petit mot bien senti: «de penser que j’y rejoins mon père, parmi tous ces athlètes et bâtisseurs, me réjouit au plus haut point».

Les Harvey viennent du coup imiter les Villeneuve, dont le père Gilles et le fils Jacques figurent, en comptant la présente cuvée, parmi les 276 personnes intronisées.