Canadiens de Montréal

Un argument a convaincu Drouin

Un argument a convaincu Drouin

Louis Jean

Publié 18 juin
Mis à jour 18 juin

Dans le monde du hockey, on entend souvent l’expression «un centre naturel». 

Jon Goyens n’adhère cependant pas à ce concept. «Sur le certificat de naissance de mon fils, je n’ai pas vu à quelle position il peut jouer au hockey ou au baseball!», m’a-t-il lancé en entrevue pour illustrer son point. À voir en intégralité dans la vidéo ci-dessus.   

C’est d’ailleurs Goyens qui a convaincu Jonathan Drouin de devenir un ailier gauche plutôt qu’un joueur de centre alors qu’il dirigeait les Lions du Lac Saint-Louis, au niveau midget AAA. 

«Lorsque Joe est arrivé avec nous, il disait qu’il était un centre naturel, mais je l’ai bougé à l’aile après le premier mois. Pour le convaincre, je lui ai dit qu’il allait être plus proche de la zone offensive. Je lui ai dit : lorsqu’on sera en contrôle de la rondelle, pars, vas-y!»

«Les meilleurs joueurs de ce style sont toujours sur la ligne : trichent-ils ou non? Si tu veux qu’il ne triche jamais, c’est certain que tu vas lui enlever des aspects offensifs et spectaculaires.» 

Goyens décrit Drouin comme un passionné de hockey. Il m’a raconté une anecdote qui démontre bien son dévouement envers son sport. 

«Après un match, il est resté dans le vestiaire pour regarder toutes ses présences sur la patinoire. Il était dédié. Du hockey, il en mange! 

«Un jour, il est entré dans mon bureau et m’a dit : pour l’avantage numérique, est-ce que je pourrais changer de côté parce que j’ai vraiment étudié ce que Pavel Datsyuk fait et je vois qu’il est très bon lorsqu’il joue à gauche?»

Une année rocambolesque   

Par ailleurs, au cours de notre longue entrevue d’une trentaine de minutes, Goyens est revenu sur l’année rocambolesque qu’il a connue en 2019. 

«En six mois, j’ai vécu beaucoup de choses comme personne et comme entraîneur. Je suis passé par toute la gamme des émotions», a-t-il dit en référence au décès de son père, survenu en novembre, soit cinq mois après avoir décroché son premier emploi à titre d’entraîneur-chef dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, avec le Drakkar de Baie-Comeau. 

Il a aussi subi une autre épreuve : son fils de trois ans est resté une semaine à l’hôpital après avoir contracté une maladie.