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Une période noire dans la vie d'Andrew Raycroft

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Lors de sa seule saison comme gardien numéro 1 avec les Maple Leafs de Toronto, Andrew Raycroft a raté les séries éliminatoires et il a été l’objet de virulentes critiques des médias torontois. Treize ans plus tard, il a admis qu’il s’agissait d'une des périodes les plus noires de sa vie.

Un peu plus de deux ans après avoir remporté le trophée Calder remis à la recrue de l’année dans la Ligue nationale de hockey (LNH) avec les Bruins de Boston, l’Ontarien a été échangé aux Leafs en retour de Tuukka Rask le 24 juin 2006.

Au cours de la campagne 2006-2007, il a participé à 72 parties, signant 37 victoires. À ce moment, il égalait un record de concession détenu par Ed Belfour que Frederik Andersen a battu depuis avec 38 triomphes. Mais malheureusement pour Raycroft, l’équipe a raté les séries par un seul petit point.

«Ç’a commencé à faire un effet boule de neige, ça devenait de plus en plus difficile», a dit Raycroft au site The Athletic, mercredi, à propos des critiques des médias qu’il entendait constamment à son sujet, même lorsqu’il gagnait.

«Je ne savais simplement pas quoi faire. Je n'étais pas Martin Brodeur. Je n’étais pas Patrick Roy, qui avait le talent ou l’expérience pour s’en sortir. J'avais besoin de confiance et j'avais besoin de clarté mentale et je n'ai pas pu trouver cela.»

Besoin d’aide

Malheureux, Raycroft n’a jamais consulté de médecins ni demandé d’aide pendant cette période. Cependant, avec le recul, il se demande s’il n’a pas souffert d’une dépression au cours de cette saison.

«Je ne sais pas. Je n’étais pas heureux, ça, c’est certain. C’était difficile pour moi d’être excité par quoi que ce soit et en allant à l’aréna. Je ne sais pas si c’était une dépression, mais c’était une période au cours de laquelle j’étais vraiment malheureux et je ne voulais tout simplement rien faire.»

Raycroft tient toutefois à clarifier une chose: il a tout donné sur la glace pour les Maple Leafs et il n’a aucun regret quant à son jeu. Il regrette toutefois de ne pas avoir demandé d’aide pour se sortir de cet état d’esprit négatif.

«C'était encore à une époque où cela n'était pas mal vu [d’obtenir de l'aide], mais ce n'était pas du tout encouragé. Et je n’avais pas la confiance nécessaire pour demander de l’aide. J’aurais aimé en avoir demandé. Parce que ça m'aurait aidé, il n'y a aucun doute.»