Crédit : Photo d'archives Simon Clark

Baseball

Un plan à faire rêver les partisans des Capitales et des Aigles

Publié | Mis à jour

C’est confirmé: les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières seront absents de la Ligue Frontier de baseball en 2020. La bonne nouvelle? Un plan B se dessine et a de quoi faire rêver les amateurs de la Belle Province.

Michel Laplante, à titre de président des Capitales, et Paul Poisson, qui est son homologue chez les Aigles, poursuivent leurs démarches.

Selon certaines informations obtenues par l’Agence QMI, des pourparlers ont même déjà eu lieu avec certaines organisations du baseball majeur, dont les Blue Jays de Toronto, pour rendre disponibles des athlètes canadiens issus des ligues mineures.

«Tout ce que je peux dire, c’est que la réponse est favorable jusqu’à maintenant et les agents de joueurs sont enthousiastes», a simplement mentionné Poisson, sans vouloir confirmer les perches qui ont été lancées.

Une ligue à quatre équipes

Le plan prévoit quatre équipes: deux à Québec et deux à Trois-Rivières. Outre les Aigles, la deuxième formation trifluvienne se nommerait les Royals, un clin d’oeil au passé. On parle par ailleurs d’un calendrier d’environ 46 à 48 matchs par club.

Aux Karl Gélinas, David Glaude, Jonathan Lacroix et Raphaël Gladu pourraient s’ajouter plusieurs autres Québécois. Comme dans un rêve éveillé, on imagine peut-être même pouvoir attirer Abraham Toro, qui a disputé 25 matchs avec les Astros de Houston en 2019. Après tout, Toro est un bon ami de Lacroix. Un appel aux Phillies de Philadelphie pourrait aussi permettre de libérer le jeune Benjamin Pelletier pour la période estivale. Qui sait?

Concrètement, on tire sur tout ce qui bouge, en espérant que les organisations du baseball majeur souhaiteront que certains espoirs puissent poursuivre leur développement, ne serait-ce qu’en effectuant tout près de 200 présences au bâton dans ce championnat provisoire.

Des bâtons dans les roues

Parmi les autres démarches, on reluquerait des joueurs québécois qui évoluent au niveau universitaire aux États-Unis. Mais encore là, il y a assurément des bâtons qui pourraient être placés dans les roues du carrosse. Quelques membres des Goldeyes de Winnipeg, qui ne peuvent jouer normalement dans l’Association américaine de baseball professionnel indépendant, seraient finalement disposés à venir passer leur été au Québec.

En bref, les prochains jours en diront davantage sur le fameux plan B imaginé pour Québec et Trois-Rivières. Pour le moment, les Capitales et les Aigles doivent d’abord s’assurer qu’un tel projet est viable et qu’il respecte les règles de santé publique.

«On ne peut pas jouer sans foule, a déjà admis Poisson, qui reconnaît par ailleurs que les mesures sanitaires causent des frais inhérents. À Trois-Rivières, la circulation avec masque sera obligatoire dans le stade et on lavera les rampes d’escalier à chaque trois manches.»

En raison de la frontière

Un seul point semble 100 % certain pour le moment: les Capitales et les Aigles doivent se revirer de bord rapidement s’ils veulent présenter du baseball, cet été. L’impossibilité de jouer dans la Ligue Frontier en 2020 a été confirmée à la suite d’une rencontre exceptionnelle tenue mercredi matin entre les dirigeants du circuit.

«En raison du prolongement annoncé de la fermeture de la frontière canado-américaine jusqu’au 21 juillet, les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières ne pourront prendre part aux activités de la Ligue Frontier pour la saison 2020», avait-on annoncé, par voie de communiqué, plus tard dans la journée.

Ainsi ont pris fin, malgré les efforts des propriétaires et du commissaire Bill Lee, les espoirs de voir évoluer un circuit unifié à 14 équipes en 2020. C’est partie remise pour 2021.