LHJMQ

Un espoir ferme la porte aux Sea Dogs

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Guillaume Richard est catégorique. Même si les Sea Dogs de Saint John lui ont mis le grappin dessus lors de la dernière séance de sélection de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) après avoir refusé de se rapporter aux Tigres de Victoriaville, le défenseur de 17 ans poursuivra sa route aux États-Unis.

Richard et sa famille n’entendent pas succomber aux charmes de l’organisation du Nouveau-Brunswick, qui a convaincu plusieurs hockeyeurs au fil des ans à changer leur fusil d’épaule après qu’ils eurent manifesté l’intérêt d’évoluer au sud de la frontière.

Richard, l’un des meilleurs joueurs de son groupe d’âge au pays, se joindra donc comme prévu aux Black Bears de l’Université du Maine à compter de l’automne 2021.

«Les Sea Dogs sont une très belle organisation, mais il est clair que je continue mon parcours aux États-Unis comme j’ai toujours voulu le faire [...]. Si j’avais eu à jouer dans la LHJMQ, ça aurait été l’an passé avec les Tigres, une super belle organisation», a juré au «Journal de Québec» celui qui a été réclamé en quatrième ronde par les Sea Dogs.

Expérience extraordinaire

L’an passé, l’ancien du Blizzard du Séminaire Saint-François et des Panthères du Collège Marie-de-l’Incarnation a porté les couleurs de Mount St. Charles, une école dans le Rhode Island, amassant 32 points en 36 parties.

Cette première expérience réussie en sol américain, incluant une saucette de cinq rencontres en USHL avec l’équipe de Tri-City, dans le Nebraska, l’a conforté dans sa décision d’emprunter un chemin différent du hockey junior québécois.

Le jeune homme sautait sur la glace chaque après-midi après avoir passé l’avant-midi en classe, et les week-ends, il disputait entre deux et trois parties.

«C’était ma première année en anglais et j’ai vraiment aimé ça. C’est ça qui me fait continuer aux États-Unis. Le premier mois a été plus dur en anglais, mais après, j’étais à l’aise pour parler avec mes coéquipiers.

«Puis, j’ai été bien accueilli à Tri-City. C’était un jeu très rapide et physique. C’est une ligue qui se rapproche assez de la LHJMQ avec les voyagements. J’ai parlé avec l’organisation et ils [les dirigeants] veulent que leurs joueurs soient bons à l’école pour éventuellement aller dans une université américaine», a mentionné le natif de Cap-Santé, dans Portneuf.

Le futur étudiant en ingénierie n’est d’ailleurs pas passé près d’imiter Zachary Bolduc, qui après un mois à Mount St. Charles en début de campagne, a plié bagage pour se joindre à l’Océanic de Rimouski, qui l’avait sélectionné en première ronde.

«On est vraiment de bons amis [...]. On voit que ça a bien été pour lui [recrue de l’année, NDLR] et c’est tant mieux pour lui, mais ce n’est pas à cause qu’on est amis qu’on doit prendre le même parcours. Pour moi, le côté des États-Unis est mieux», a répété Richard, charmé par la visite officielle à laquelle il a eu droit du campus de l’Université du Maine, à Orono, en février dernier.

Au même niveau

Si d’aucuns estiment que le hockey junior est l’avenue à privilégier pour maximiser le développement sportif, l’arrière de 6 pi 1 po aime sa progression actuelle et le cheminement qui l’attend.

Il a d’ailleurs été nommé sur l’équipe canadienne estivale des moins de 18 ans, bien que le tournoi de la Coupe Hlinka-Gretzky ait été annulé.

«Oui, le calibre où j’étais l’an passé était moins fort que le junior majeur, mais j’ai pu me comparer avec les autres au Défi mondial des moins de 17 ans, où j’ai bien fait. En aucun temps, je me sens en arrière des autres. Mon but ultime est d’être joueur de hockey et je n’ai aucun doute que le parcours américain va m’amener où je veux.»

Reste à savoir maintenant quand celui-ci se poursuivra dans la USHL. Il sera admissible au repêchage de la Ligue nationale en 2021.