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Soccer

Gabrielle Carle est déchirée entre deux options

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Même si elle a pu s’entraîner en Caroline du Sud, où elle habite en compagnie de son copain depuis le début de la pandémie, Gabrielle Carle a hâte de reprendre le collier avec ses coéquipières des Seminoles de Florida State à l’aube de sa dernière saison dans la NCAA.

Si quelques filles ont déjà regagné le campus de Tallahassee, la majorité d’entre elles se pointeront en Floride le 6 juillet.

«J’ai fait beaucoup de courses et peu de ballon, a résumé la Lévisienne. Ce fut beaucoup d’entraînement en solitaire. Par le biais de Zoom, on avait aussi des entraînements d’équipe.»

«En mars, quand tout a fermé, j’ai pensé rentrer au Québec, mais il y avait encore de la neige et il faisait froid», d’ajouter Carle qui était réserviste avec l’équipe canadienne aux Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro.

«J’ai donc décidé de suivre mon copain en Caroline du Sud, où j’avais accès à un gymnase et à un terrain où je pouvais m’entraîner dehors. Parce que j’avais suivi seulement deux cours à l’hiver puisque nous étions dans une année olympique, j’ai suivi deux cours cet été afin de pouvoir graduer au printemps 2021 comme prévu.»

Comme plusieurs, la défenseure latérale, qui évoluait comme milieu de terrain à ses débuts à Florida State après avoir toujours joué comme attaquante au Québec, a craint que la saison n’ait pas lieu.

«J’ai eu des incertitudes à certains moments, a-t-elle indiqué. J’ai eu des doutes. Il y avait tellement d’hypothèses. Une option était de déplacer notre saison au printemps. Si ça avait été le cas, je n’aurais pas joué pour me consacrer sur ma préparation olympique et j’aurais utilisé mon année de "red shirt" pour revenir à l’automne 2021 disputer ma dernière saison.»

Championne nationale en 2018 à sa deuxième campagne à Tallahassee, Carle aimerait compléter son parcours universitaire de la même façon.

«Parce que nos objectifs sont de gagner chaque année, ce fut décevant de perdre en quart de finale l’an dernier et de ne pas être en mesure de se rendre plus loin même si nous avons connu une bonne saison. Tout le monde veut jouer à Florida State. Le recrutement a été bon et nous serons encore très compétitives.»

Déception

Carle a eu un choc quand les Jeux olympiques de Tokyo ont été repoussés en 2021.

«C’était très décevant au début parce que les Jeux olympiques ont représenté mon seul but pendant un an», a expliqué celle qui a pris part à la Coupe du monde de 2019.

«Je suis heureuse que les Jeux n’aient pas été annulés. Le report pourrait m’avantager ou me nuire. Tout va vraiment dépendre de mes performances. Pour ma dernière saison à Florida State, je pensais disputer toutes les parties, mais je vais devoir rater quelques parties ou même plusieurs pour des camps ou des compétitions avec l’équipe canadienne. Pour le moment, il n’y a rien de prévu avec le Canada avant l’automne.»

L’an dernier, elle a raté quatre parties en raison de ses engagements avec la formation unifoliée et sept en 2018 en raison notamment des sélections pour la Coupe du monde.

Carrière professionnelle

Son parcours dans la NCAA terminé et au terme des Jeux olympiques, Carle souhaite faire le saut dans les rangs professionnels.

Elle sera admissible au repêchage de la NWSL en janvier. Elle regarde aussi du côté de l’Europe.

«Pour le moment, je suis déchirée entre les deux options, a-t-elle illustré. C’est 50-50. Dans la NWSL, c’est un jeu très physique et très intense. L’Europe est une option très alléchante. En Europe, c’est plus technique et on bouge plus le ballon. Ce sont deux types de soccer différents.»