Greg Vanney parle à Michael Bradley.

Crédit : Trevor Ruszkowski-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

«Nos joueurs seront nerveux d’affronter l’Impact»

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Sachant qu’ils devront se mesurer au Toronto FC au cours de la phase de groupe du tournoi MLS is Back le mois prochain, les joueurs de l’Impact de Montréal ont hâte de renouer avec leurs ennemis jurés et il semble que le sentiment soit réciproque.

Au sein du groupe C, les deux clubs canadiens retrouveront le Revolution de la Nouvelle-Angleterre et le D.C. United, mais c’est sans contredit le choc entre le Bleu-Blanc-Noir et les Reds qui suscite l’attention des amateurs. 

Cependant, ce nouvel épisode du derby de la 401 aura une saveur plutôt étrange, car il se déroulera devant des gradins vides.

Cela n’empêche pas l’entraîneur-chef du TFC, Greg Vanney, d’exprimer son enthousiasme relativement au match qui se tiendra à Orlando en juillet. Le tout aura lieu très loin des partisans enflammés du Stade Saputo et du BMO Field.

«Montréal constituera une rencontre excitante et les partisans peuvent l’être tout autant à ce sujet. Je sais que nos joueurs seront nerveux et fébriles à l’idée d’affronter l’Impact, a déclaré le pilote par le biais de propos rapportés par le quotidien "Toronto Sun" et le site officiel de la MLS. Je crois que toutes les parties nécessiteront un peu d’ajustement à cause de l’absence de spectateurs. Je pense que ce sera plus difficile pour les joueurs quand les matchs comprendront plus de défis ou durant les moments plus durs de la rencontre. Parfois, vous comptez sur le public ou l’atmosphère pour vous pousser lors de certains instants. Les gars devront creuser davantage et s’entraider encore plus pour traverser les obstacles et batailler.»

«Mais une fois qu’ils seront bien concentrés sur la tâche à accomplir et ce qui se déroule sur le terrain, ces inconvénients seront moins visibles un peu. C’est évident que ce sera différent et unique. Ne pas avoir de foule pour un affrontement aussi physique que celui de Montréal sera intéressant», a-t-il continué.

D’autres rivaux redoutables

Toutefois, Vanney garde bien en tête que les deux autres formations de la section auront leur mot à dire. Sans manquer de respect à son vis-à-vis de l’Impact, Thierry Henry, il se méfie des instructeurs Bruce Arena (Revolution) et Ben Olsen (D.C. United), qui ont énormément d’expérience. Ces deux hommes savent comment préparer adéquatement une équipe de soccer dans les moments importants.

Et c’est sans compter les conditions de jeu qui risquent d’être exténuantes.

«Je ne savais pas qu’il y aurait des groupes faciles... ils semblent tous difficiles, a-t-il dit. C’est une section ardue. Il y a quelques aspects que j’aime, incluant le fait que trois des quatre clubs proviennent d’un climat plus nordique. Nous devrons négocier avec la chaleur et l’humidité. Je ne pense pas qu’aucune des trois formations sera habituée à cela. C’est bien d’avoir un rival issu du Sud. Nous allons tous nous adapter à cette réalité.»

Maintenant, il y a une mauvaise nouvelle pour l’Impact, car il devra croiser Michael Bradley et Pablo Piatti lors de son rendez-vous avec le TFC. Le premier a été opéré à la cheville en janvier et le second a subi une blessure à la jambe gauche en février. Les deux s’entraînent sans contrainte et seront prêts à jouer le mois prochain.

«Tout le monde est sur la même longueur d’onde chez nous. On est à l’entraînement depuis un petit bout de temps, même si nous n’avons pu y aller à plein régime. Mais en ce qui concerne la forme physique et l’endurance, nous sommes en bon état et on peut construire sur cela», a précisé Vanney.