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Crédit : NBAE/Getty Images

NBA

«C’est comme si on avait changé leurs vies!»

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À pareille date l’an dernier, les Raptors de Toronto écrivaient une page d’histoire en décrochant leur premier championnat de la NBA après avoir vaincu les Warriors de Golden State en finale.

Le moment, qui a soulevé le pays tout entier, restera à jamais gravé dans la mémoire des joueurs qui ont contribué à la conquête.

«La manière dont les gens me parlaient, peu importe où j’allais, c’est comme si on avait changé leurs vies», a dit Serge Ibaka en entrevue au quotidien torontois «The Star».

«Pour nous, c’est juste un jeu. Un jeu qu’on adore. Mais je ne réalisais pas à quel point ça pouvait avoir un impact sur autant de Canadiens. À l’aéroport, au restaurant, ou ailleurs, les gens nous parlaient, nous remerciaient. Pour moi c’était comme wow! » a poursuivi le centre.

Fred Van Vleet a aussi été touché par la réaction des partisans à leur endroit. «J’aimais recevoir les messages ou les dessins des enfants. C’est tellement pur et authentique, a-t-il dit. J’ai deux jeunes enfants, mais le fait que d’autres aiment nous regarder jouer et nous idéalisent, ça me touche.»

Van Vleet se souvient de la frénésie qui a suivi les derniers moments du sixième et ultime match de la série contre les Warriors, au Oracle Arena d’Oakland. L’ambiance était survoltée pendant le trajet d’autobus entre l’amphithéâtre et l’hôtel.

«Kyle (Lowry) chantait ‘We Are the Champions’ sans arrêt dans le microphone, a raconté Van Vleet. On avait tous un peu consommé, on s’en allait manger et se changer et on réalisait qu’on aurait tout l’été pour célébrer ça.»

«Notre équipe était vraiment sérieuse et concentrée quand c’était le temps de jouer et de gagner. Là, c’était le temps de relaxer et d’avoir du fun», a poursuivi Van Vleet.

Un grand rassemblement

La parade des champions à Toronto a été un succès grandiose alors que deux millions de personnes se sont déplacées pour applaudir les Raptors.

«Je ne m’attendais pas à voir autant de gens, a dit Ibaka au Star. C’était la première fois que je gagnais un championnat donc je ne savais pas trop à quoi m’attendre (...). C’était juste extraordinaire, un beau moment.»

Un an plus tard, malgré le départ de Kawhi Leonard, les Raptors demeurent tout aussi redoutables. L’émergence de Pascal Siakam, Van Vleet et Norman Powell, et la présence de joueurs comme Kyle Lowry, Serge Ibaka et Marc Gasol ont permis à la formation de se maintenir dans les hauteurs de l’Association Est tout au long de la saison. La confiance est palpable, ce qui n’a pas toujours été le cas chez les Raptors.

«Je ne suis pas ici depuis beaucoup d’années, a dit Siakam. Mais j’ai vécu celles où les gens disaient qu’on n’arriverait à rien faire dans les séries (...), qu’on n’était pas capables de gagner (...). Ça signifie beaucoup pour moi de faire partie de cette génération qui a tout changé et d’avoir été capable de gagner un championnat.»