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Un Grand Prix de F1 à Montréal cet automne?

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En temps normal, les premiers essais libres du Grand Prix du Canada se seraient amorcés vendredi matin au circuit Gilles-Villeneuve, mais en raison de la pandémie, l’escale montréalaise, prévue du 12 au 14 juin, a été déplacée à une date ultérieure.

La bonne nouvelle, c’est que la course n’a toujours pas été annulée.

Si les autorités de la F1 ont annoncé, la semaine dernière, que les huit premières épreuves de la saison 2020 auraient lieu en Europe et sans spectateurs, le doute persiste quant à la suite du calendrier.

Pour être valide, un championnat du monde doit comporter au moins huit courses, condition qui sera respectée après la tenue de la 8e épreuve, le 6 septembre en Italie, mais il doit aussi se dérouler sur trois continents. Oubliez par contre le record de 22 courses qui avait été initialement fixé.

Il semble acquis que les trois dernières épreuves auront lieu, à Bahreïn, pour un programme double à la fin de novembre, avant la finale prévue à Abou Dhabi en décembre.

Une escale appréciée

Reste maintenant l’Amérique qui pose problème à plusieurs égards. Montréal, selon nos sources, serait le dernier Grand Prix à écoper sur ce territoire. Les autres épreuves encore programmées à Austin, au Texas, au Mexique et au Brésil, paraissent beaucoup plus vulnérables. La F1 tient à Montréal, l’une de ses escales les plus appréciées.

Les équipes de F1 seraient en effet très réticentes à vouloir se déplacer dans ces endroits où la COVID-19 est encore très menaçante et où le risque d’une deuxième vague est élevé.

«Le dossier évolue, a indiqué jeudi Ross Brawn, le directeur technique et sportif de la F1. Les pourparlers avec les divers promoteurs sont fréquents pour établir la seconde portion de notre calendrier. Le contexte de la pandémie est différent dans chaque pays et il est appelé à changer assez rapidement.»

C’est pour cette raison que la deuxième phase du calendrier, fort attendue, ne sera divulguée qu’au début de juillet. Juste avant, en fait, le coup d’envoi de la saison qui sera donné du 3 au 5 juillet à Spielberg, en Autriche.

«Les discussions se poursuivent avec les divers intervenants dans le dossier, que ce soit la F1, la Ville de Montréal, Tourisme Montréal et les autres gouvernements concernés pour la tenue de la course cet automne», s’est limité à dire François Dumontier dans une courte conversation avec le représentant du Journal.

Preuve que le promoteur du Grand Prix du Canada n’a pas perdu espoir d’organiser sa course.

Montréal en quête de visibilité

Autant la F1 tient à l’une de ses courses plus populaires, autant Montréal, en quête de visibilité en cette période de crise, tient tout autant à l’événement touristique, rappelons-le, le plus important au pays.

Montréal a été l’épicentre canadien de la pandémie. Or, au cours des prochaines semaines, d’autres phases de déconfinement seront annoncées par le premier ministre François Legault.

Que le Grand Prix du Canada soit tenu à huis clos, ce qui serait le dernier recours, ou à capacité réduite, on chuchote que tous les efforts seront réalisés de part et d’autre pour accueillir le grand cirque de la F1 à Montréal. Tout dépendra si la mesure imposée par Québec d’interdire tout grand rassemblement majeur après le 31 août sera levée.

La F1 tirera la majorité de ses revenus cette année avec les droits télévisuels. Le Grand Prix du Canada est diffusé à heures de grande écoute en Europe.

S’il est présenté cet automne comme souhaité, on devra respecter une fenêtre d’environ un mois, entre la mi-septembre et la mi-octobre en raison de la météo.

On oublie l’été certes, mais on imagine les belles images d’arbres multicolores et la ville de Montréal en arrière-plan qui feront le délice des téléspectateurs à l’échelle mondiale. Comme carte postale, on ne peut demander mieux.

► Contactée par Le Journal, la Ville de Montréal n’a pas voulu émettre de commentaires sur la possibilité de la présentation du Grand Prix du Canada cet automne.