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NBA

«Je pense que je devais élever mon QI de basket»

Publié | Mis à jour

Les Raptors de Toronto connaissaient une excellente saison 2019-20 lors de la suspension des activités de la NBA. Ils tenteront de la conclure avec un deuxième titre consécutif alors que la relance de leur circuit est maintenant prévue pour le 30 juillet.

À quoi peut-on s’attendre des Raptors lors de la reprise de la saison régulière et pour les séries éliminatoires?

«On devra négocier avec un nouveau format et tout le monde devra s’y habituer, a mentionné Chris Boucher lors d’un point de presse organisé par les Raptors jeudi.

«Le fait qu’il n’y aura pas de spectateurs ne me dérange pas. On pourra entendre notre entraîneur. Il va falloir jouer plus vite et avoir des réactions plus vives.»

«Le jeu sera différent. Ce sera un ajustement. En tant qu’équipe, on est bons dans cette facette. L’équipe qui sera en mesure de mieux s’ajuster risque d’aller au bout.»

«On peut se rendre encore loin, mais il reste encore beaucoup de travail à faire.»

Cependant, certains joueurs ont fait savoir leur mécontentement au sujet de la relance dans les derniers jours.

«Tout le monde est excité à l’idée de jouer à nouveau au basketball. Cependant, il y a encore beaucoup de questions au sujet des règles qui seront implantées dans la bulle. Les joueurs veulent notamment savoir s’ils pourront amener leurs familles. Ils veulent savoir s’ils pourront sortir de la bulle entre les matchs.»

«On n’a pas encore de réponses pour cela. Les discussions portent là-dessus.»

Saison très respectable

En raison des blessures à Serge Ibaka et à Marc Gasol, Boucher a eu sa part de temps de jeu cette saison. Le gaillard de 6 pieds 9 pouces et 200 lb a maintenu une moyenne de 6,3 points et de 4,4 rebonds en 55 matchs.

«J’ai eu une opportunité de me faire valoir. Mon rôle a changé, a mentionné l’athlète originaire de Montréal-Nord. J’ai continué de me développer. Ce n’est que le début.»

Durant le confinement, il s’est gardé en bonne condition physique, mais il a surtout regardé plusieurs vidéos.

«Je pense que je devais élever mon QI de basket. Je savais que j’étais talentueux en raison de mes réactions et de mes instincts sur le terrain.»

«Je voulais prendre le temps pour mieux comprendre le jeu, chose que je n’avais pas faite depuis mon arrivée dans la NBA. J’avais le temps pour bien réfléchir.»

Une conquête inoubliable

À pareille date l’an dernier, le Canada entier vibrait au rythme des Raptors. Samedi, ce sera le premier anniversaire de leur victoire historique.

«Ce qui m’a marqué, c’était notre concentration avant de gagner ce titre. On était tellement sérieux. On pensait seulement à nos matchs. Tout le monde était engagé dans notre mission.»

«Il n’y a pas un moment où l’on s’est dit qu’on pouvait relaxer. Notre niveau d’émotions n’était pas trop haut ou trop bas.»

«Ce titre avait une saveur particulière pour moi parce que j’étais au Canada. J’ai pu le savourer entouré de mes proches. De plus, j’ai pu contribuer davantage que lors de mon championnat à Golden State.»