Crédit : Eric Bolte-USA TODAY Sports

MLS

Pas d’hymnes nationaux durant le tournoi à Orlando

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La question est brûlante d’actualité à l’heure actuelle alors que le problème du racisme est sur toutes les lèvres en Amérique du Nord : est-ce que les joueurs de la MLS auraient le droit de poser un genou par terre durant l’hymne national?

La réponse est oui, mais de toute façon, la question ne s’applique pas au tournoi que la MLS tiendra à Orlando à compter du 8 juillet.

« Il n’y aura pas d’hymnes nationaux, parce qu’il n’y aura de partisans dans les estrades. On ne trouvait pas que c’était approprié», a indiqué le commissaire de la MLS, Don Garber, en point de presse mercredi.

Garber s’était déjà prononcé sur la question du genou par terre lors des hymnes nationaux lorsque le quart-arrière de la NFL Colin Kaepernick a lancé le mouvement en 2017.

«Je n’ai pas changé d’avis : si un joueur veut poser un genou par terre durant l’hymne national, il doit en avoir le droit, a souligné le commissaire. J’espèrerais que les joueurs restent debout, mais s’ils choisissent de ne pas le faire, c’est leur décision et on la soutient.»

Cela dit, il s’est engagé, au nom de la ligue, à en faire davantage pour mettre fin aux inégalités que vivent les Noirs sur le continent, alors que la discussion demeure très animée dans l’espace public à la suite du meurtre gratuit de George Floyd par un policier, le 25 mai à Minneapolis.

«Ce n’est pas assez de faire des publications sur les médias sociaux et des campagnes de publicité, a-t-il affirmé. On doit maintenant amorcer une tâche importante, qui est celle d’amener la communauté MLS, les clubs, les propriétaires, les joueurs, nos partenaires, à s’attaquer à ces problèmes. Créer des programmes qui apporteront de vrais changements.»

«Le dialogue est commencé, maintenant, ça passe par un engagement à agir, et il faut que la ligue et les clubs soutiennent financièrement les organismes qui cherchent à faire une différence», a-t-il poursuivi.

«Il faut affronter les problèmes (liés au racisme) qui existent dans le soccer, autant sur le terrain qu’à l’extérieur, dans nos bureaux, dans le soccer amateur, a ajouté le commissaire. Nous avons la capacité de donner l’exemple et de créer des programmes qui s’attaquent à ces défis et aux inégalités qui subsistent dans notre sport.»