Canadiens de Montréal

Shea Weber n'a pas la tête à Montréal

Publié | Mis à jour

Sauter dans un train en marche n’est pas chose facile. Shea Weber a vécu cette difficile situation en 2018, lorsque des opérations à une cheville et à un genou l’ont privé du camp d’entraînement et du début de la saison.

Le défenseur parle donc en connaissance de cause. Bien que beaucoup d’incertitudes planent encore autour de la reprise des activités dans la Ligue nationale de hockey (LNH), les joueurs du Canadien de Montréal devront s’assurer d’être prêts lorsque les autorités du circuit donneront le coup d’envoi aux phases 3 et 4 du plan de relance. Car cette fois, le train circulera à vive allure.  

D’ailleurs, ils sont plusieurs à remettre en cause le fait que seulement deux joueurs de l’équipe, Paul Byron et Jonathan Drouin, soient dans la région métropolitaine.

Pendant ce temps, à Pittsburgh, plus de la moitié des joueurs des Penguins sont attendus à leur complexe d’entraînement au cours des prochains jours.

Malgré ce fait, le capitaine du Canadien ne croit pas que ses adversaires du tour de qualification en tireront nécessairement un avantage.

«C’est difficile à comparer puisque c’est une situation que nous n’avons jamais vécue auparavant. Cependant, on s’attend toujours à ce que tout le monde arrive prêt et en forme au camp. Ce ne sera pas différent», a indiqué Weber, rendu disponible mardi via une téléconférence.

Loin de Montréal  

D’ailleurs, Weber, retourné à Kelowna depuis déjà un bon moment, n’a pas encore songé à revenir à Montréal. Et ce n’est pas nécessairement en raison de l’impressionnant nombre de cas de COVID-19 recensés qui, comparativement aux statistiques dévoilées par la Colombie-Britannique, apparaît affolant.

«J’ai tout ce qu’il me faut ici. Je peux patiner avec quelques gars et j’ai un gym complet à la maison. Alors [retourner à Montréal], ce n’est pas quelque chose à laquelle j’ai réellement pensé, a-t-il indiqué. Toutefois, si les choses se précisent [quant aux dates], je vais assurément considérer cette option.»

À l’image de plusieurs de ses coéquipiers qui se sont pliés à l’exercice avant lui, Weber a souvent parlé d’incertitude concernant la reprise des activités dans la LNH. Néanmoins, il a reconnu que ses coéquipiers et lui bénéficieraient d’une chance en or si ce retour devait se concrétiser.

«Il y a encore beaucoup à faire avant d’arriver au lancement de cette formule à 24 équipes, a d’abord mentionné Weber. Mais on est tous conscients que ç’a été une saison difficile. Ça nous a pris du temps à nous mettre en marche et nous n’avons pas été en mesure de démontrer de la constance. Alors ce serait grandiose d’obtenir cette deuxième chance.»

Une fierté  

Une chose est certaine, l’athlète de 34 ans a démontré beaucoup de détermination au cours des dernières saisons.

Son retour en santé, après avoir subi deux interventions chirurgicales, lui a valu d’être élu, par le chapitre montréalais de l’Association des chroniqueurs de hockey professionnel (PHWA), représentant du Canadien dans la course au trophée Bill-Masterton.

«C’est très apprécié, a-t-il assuré. Je retire une immense fierté d’aider l’équipe du mieux que je le peux, ce que je n’ai pas été en mesure de faire l’an dernier en raison de mes deux opérations.»

Au cours de cette campagne écourtée, Weber a dominé le Canadien avec un temps d’utilisation moyen de 24 minutes par match. Il a inscrit 15 buts et affiché un différentiel de +8, deux sommets chez les arrières du Tricolore.

Tout ça en dépit du fait qu’il a raté six rencontres en raison d’une entorse à la cheville gauche, au début de février, et qu’il a joué malgré la douleur jusqu’à la suspension des activités, le 12 mars.

Inutile de dire que les trois derniers mois, loin de l’action, lui auront été bénéfiques.

«Quand tu joues tous les deux soirs, tu ne te rends pas vraiment compte à quel point ça te dérange. Cependant, les mois de repos ont aidé tout le monde à retrouver la santé et à guérir les blessures. Je me sens bien.»

Weber sera donc fin prêt pour la relance... si relance il y a.