Crédit : Photo Courtoisie / Baseball Canada

Baseball - MLB

Conor Angel mûr pour être repêché

Publié | Mis à jour

Tous les espoirs sont permis pour le lanceur québécois Conor Angel en vue du repêchage du baseball majeur prévu mercredi et jeudi.

Même si la pandémie de coronavirus vient limiter l’encan annuel à cinq rondes, le grand artilleur originaire de Lachine se montre très confiant d’être sélectionné.

«Pour mercredi, c’est la première ronde seulement, mais j’ai vraiment un bon sentiment pour jeudi lors des rondes 2 à 5», a indiqué l’athlète de 6 pi et 5 po.

Après deux saisons un peu plus difficiles dans un collège de la Floride, le jeune homme a grandement rehaussé sa valeur en 2020, en défendant les couleurs des Ragin’ Cajuns de l’université de la Louisiane à Lafayette.

«J’ai parlé à des équipes et j’ai déjà reçu des offres, a avoué Angel, 20 ans. J’ai dit aux différentes organisations que je vais considérer toutes les offres. Évidemment, je ne serais pas perdant en retournant à l’université l’an prochain et je pourrais même en profiter pour devenir un potentiel choix de première ronde. En même temps, je l’admets: j’ai hâte de passer chez les professionnels.»

Connaître sa valeur

Dans les dernières années, Angel suscitait déjà de l’intérêt au repêchage, mais il n’était pas question pour lui de conclure une entente à rabais. Il exigeait un boni de signature passablement élevé. C’est ce qui explique surtout pourquoi il n’a jamais été repêché dans cet encan du baseball majeur qui renferme bien des subtilités.

«Je connais ma valeur», a-t-il dit avec confiance.

Dans le cas du présent repêchage, même le dernier joueur choisi, à la fin du cinquième tour, est assuré de toucher un minimum de 324 100 $ à la signature de son contrat. Voilà ce qui rend une sélection drôlement plus intéressante.

En bref, le pari du lanceur québécois risque maintenant de fonctionner. Du côté des statistiques, Angel a bien fait au monticule à Lafayette. En 21 manches et deux tiers, il a effectué 26 retraits au bâton. Présentant une moyenne de points mérités de 3,74, le lanceur a surtout évité que la balle soit cognée solidement à ses dépens. Il a accordé 17 coups sûrs, dont seulement trois pour plus d’un but. Aucun circuit alloué à l’adversaire.

«J’ai prouvé que je pouvais être constant et ça, c’est très important», a résumé celui qui a notamment connu un départ de sept manches et un tiers sans accorder un point face à la formation de Virginia Tech en février.

Avec l’aide d’un ancien des Jays

Si Angel n’a jamais été aussi attrayant pour les recruteurs, le principal intéressé donne une partie du crédit à l’ancien releveur des Blue Jays de Toronto, B.J. Ryan, qui occupe le rôle d’entraîneur des lanceurs à Lafayette.

«B.J. a vraiment haussé mon niveau de jeu, surtout sur l’aspect mental, a expliqué le lanceur québécois. Il m’a montré à avoir confiance et à simplement demeurer moi-même. Avec lui, j’ai appris à faire mes affaires sans trop me poser de questions.»

Pour faire face aux frappeurs, le Québécois a également développé un nouveau lancer qui prend la forme d’une balle rapide coupée bougeant énormément.

«C’est un peu drôle car j’ai découvert ce lancer en essayant certaines choses avant un départ que j’avais ici, l’été dernier, dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJÉQ), a raconté celui qui a porté les couleurs des Cardinals de LaSalle. En changeant la position de mes doigts sur les coutures, la balle s’est mise à bouger beaucoup quand j’effectuais mes tirs. Au départ, je n’étais pas assez en contrôle pour utiliser ce tir pendant un match, mais je l’ai fait, cette saison, à l’université.»

Angel a déjà une balle rapide régulière qui tourne fréquemment autour des 95 milles à l’heure. Considérant ce deuxième lancer dangereux, avec une balle qui bouge de surcroît, on le comprend d’être plus en confiance que jamais en vue du repêchage.

- En janvier 2017, Conor Angel s’était vu remettre le trophée Russell Martin, remis au joueur le plus prometteur par la Ligue de baseball junior élite du Québec.