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Baseball - MLB

Baseball majeur: un gouffre bien profond

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Après avoir refusé la dernière offre patronale, l’Association des joueurs du baseball majeur a une fois de plus relancé les négociations avec une nouvelle contre-offre visant à permettre un retour au jeu le mois prochain.

Selon le réseau ESPN, les joueurs souhaiteraient maintenant une saison de 89 parties tout en conservant la totalité de leurs salaires au prorata des rencontres disputées. La campagne s’échelonnerait du 10 juillet au 11 octobre. 

D’après le site web The Athletic, le syndicat a refusé la dernière offre des propriétaires, soumise lundi. Celle-ci prévoit 76 matchs par équipe dans un calendrier devant s’amorcer autour du 10 juillet, après un camp préparatoire de trois semaines, pour se terminer le 27 septembre. De plus, les athlètes toucheraient 75 % de leur salaire habituel, au prorata des rencontres disputées.

Mais le fossé semble encore bien profond. Bien au courant de celui-ci, le propriétaire des Cardinals de St. Louis Bill DeWitt fils soutient que les joueurs peuvent difficilement exiger, dans le contexte actuel, d’être payés à leur plein salaire sur une saison incomplète, toujours au prorata.

«Nous essayons de convaincre les joueurs que plus il y aura de matchs, mieux ce sera pour le sport et plus ça profitera aux joueurs, a dit DeWitt, lors d’une entrevue à la station radiophonique 590 The Fan. Cette industrie n’est pas très profitable pour être honnête, mais ils pensent que les propriétaires cachent des profits.»

«Jusqu’à un certain point, nous pourrions avoir une saison et payer les salaires à 100%, au prorata, mais la seule façon où ça aurait du sens, ce serait de raccourcir encore la saison, a ajouté le propriétaire des Cardinals. Et c’est ce qui risque d'arriver.»

Consentir aux risques

De leur côté, les joueurs auraient reçu la plus récente proposition avec un mélange de dérision et de colère. La somme totale de 989 millions $ qu’ils obtiendraient serait insatisfaisante à leurs yeux, car elle représenterait moins que le montant offert plus tôt par la ligue pour un calendrier de 82 parties.

Par ailleurs, une clause de consentement des risques à laquelle les propriétaires tiendraient fortement constitue un obstacle important. Le syndicat estime que l’acceptation de celle-ci lui enlèverait toute possibilité d’intenter des procédures légales advenant le cas où la ligue est incapable d’assurer la sécurité et la santé de ses membres.