MLS-SOC-SPO-NEW-ENGLAND-REVOLUTION-V-MONTREAL-IMPACT

Crédit : AFP

Impact de Montréal

Impact: journée de retrouvailles

Publié | Mis à jour

Pendant que les clubs de la Major League Soccer (MLS) ont retrouvé le droit de s’entraîner en équipe complète depuis vendredi, les joueurs de l’Impact de Montréal ont pu s’entraîner en petits groupes pour la première fois, lundi.

Le Bleu-Blanc-Noir avait repris les entraînements individuels le 25 mai au Centre Nutrilait et son plan de retour aux entraînements en petits groupes a été approuvé par la direction de la santé publique du Québec.

Pour l’heure, les entraînements demeurent sur une base volontaire et se font uniquement sur les deux terrains en gazon naturel du complexe de l’équipe.

Pendant ce temps, certaines équipes ont pu reprendre l’entraînement complet. C’est notamment le cas d’Atlanta et de Kansas City.

«Ça fait beaucoup de bien de revoir les gars et le gazon, je crois que mon dernier entraînement était au Stade olympique, à l’intérieur, a confié Samuel Piette, qui venait tout juste de rentrer à Montréal après plusieurs semaines de confinement à son chalet.

À distance 

Même s’il existe un protocole strict quant aux interactions et à la distanciation, les joueurs sont contents de retrouver le groupe, comme l’a confirmé Rudy Camacho.

«Ça fait vraiment du bien. Ça fait bientôt trois mois qu’on ne s’était pas entraînés ensemble. On a pu échanger, même à distance.»

Le gros plus, aux yeux de l’arrière central français, c’est de pouvoir enfin avoir des échanges sur le terrain après des mois d’entraînement en solitaire.

«On s’échange le ballon, c’est différent de quand on est tout seul. Il y a des exercices qu’on n’avait plus l’habitude de faire.»

Une chose à la fois 

Même si un pas de plus a été franchi en vue d’une reprise de la saison 2020 en MLS avec l’ouverture des entraînements complets, lundi, Camacho préfère ne pas se projeter trop loin dans le futur.

«Je n’y pense pas trop à la saison, je pense surtout au présent. Il y aura ensuite Orlando, où on reprendra les matchs. Ensuite, on verra s’il y aura une saison.»

Il faut dire qu’il y aura une certaine pente à remonter physiquement, surtout que comme tous les Européens, Camacho n’est pas habitué à une longue période d’inactivité.

«En six mois, on a eu très peu de matchs et de compétition. Il faudra faire attention, je ne suis pas habitué à être aussi longtemps sans jouer.»

Géométrie variable 

Avec un tournoi qui se dessine à Orlando le mois prochain, il sera intéressant de voir dans quel genre de forme les joueurs seront, selon les équipes.

En effet, le retour à l’entraînement se fait à géométrie variable dans la MLS puisque certaines équipes, comme Atlanta, Kansas City, Miami et Orlando ont repris le boulot individuel dès le 6 mai et ont depuis recommencé les séances en petits groupes et même en équipe (voir l’encadré).

Pendant ce temps, certaines formations ont attendu très longtemps avant de retrouver le gazon.

C’est notamment le cas de l’Impact, des Red Bulls de New York et du New York City FC, qui ont repris l’entraînement individuel le 25 mai. Chicago (29 mai), D.C. United (29 mai) et San Jose (4 juin) ont dû attendre encore plus longtemps.

On peut présumer qu’il y aura une certaine variance dans le niveau de préparation de chaque formation quand les matchs reprendront sur les terres de Disney, où doit se dérouler le tournoi estival qui devrait être un prélude au retour à la saison régulière et aux matchs dans les stades à huis clos.

«On sait qu’il y a des équipes qui ont repris depuis plus longtemps que nous et certaines seront plus fraîches, a avancé Camacho. Mais je ne pense pas que c’est une histoire de deux semaines qui fera la différence. On a commencé un peu plus tôt que les autres avec la Ligue des champions.»