Photo : Le directeur général et entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

LHJMQ

Un récalcitrant avec les Remparts

Roby St-Gelais

Publié | Mis à jour

Les Remparts de Québec ont fait le pari du défenseur Evan Nause avec la cinquième sélection au total du repêchage de la LHJMQ, un risque calculé, estimait Patrick Roy après coup.

Pari parce que Nause, 17 ans, avait refusé de se rapporter aux Foreurs de Val-d’Or qui l’avaient choisi au sixième rang de l’encan de l’an passé tenu ironiquement au Centre Vidéotron, le domicile des Remparts. S’il lorgne le hockey universitaire américain, l’opération séduction est bien amorcée par Roy et son état-major.  

«Je pense sincèrement que c’est un risque calculé. Avant de faire la sélection, on a eu de bonnes discussions avec son agent Dominic DeBlois, on a jasé beaucoup et j’ai même eu la chance de m’entretenir avec Evan.» 

«Je pense qu’il y a au moins 75 % de chances qu’il vienne jouer pour nous. S’il n’y avait pas eu 75 % de chances, c’est sûr que je ne l’aurais pas pris [...] La situation était différente de celle de l’an passé, dans le sens qu’on pouvait se permettre de prendre un risque parce qu’on aurait le 6e choix l’an prochain [en compensation]», a expliqué le grand patron des opérations hockey des Diables rouges, ajoutant que l’ouverture démontrée par le clan Nause s’est faite progressivement. 

Un futur quart-arrière  

Roy voit le Néo-Brunswickois dans sa soupe depuis plusieurs semaines. L’an passé, il s’alignait avec le Stampede de Sioux Falls dans la USHL, le circuit junior américain qui sert de porte d’entrée pour les jeunes qui désirent faire le saut dans la NCAA. En 44 rencontres, il a inscrit trois buts et 14 mentions d’aide. 

«C’est un défenseur qu’on voit dans le top-4 dès l’année prochaine et je le vois nous aider sur l’avantage numérique [...] On a eu de très bons échanges [avec lui], on a discuté deux fois dans le dernier mois et demi. Il est passionné, il veut faire un joueur de hockey et il veut apprendre», a souligné Roy. 

S’il décide de faire le saut avec les Remparts, l’arrière de 6 pi 1 po et 165 lb retrouvera un visage familier derrière le banc puisqu’il était le capitaine de l’entraîneur associé Martin Laperrière avec Canada Rouge lors du dernier Défi mondial des moins de 17 ans. 

«C’était un bon contact. Plus on expliquait le type de philosophie et de culture qu’on a, plus ça a ouvert des portes. Maintenant, il a une décision à prendre», a rappelé le membre du Temple de la renommée. 

Un Roy avec les Tigres  

Septième prise de la soirée, le défenseur des Chevaliers de Lévis, Pier-Olivier Roy, jubilait d’avoir été réclamé par les Tigres de Victoriaville qui sont basés non loin de sa terre natale d’Adstock en Chaudière-Appalaches. 

«J’étais vraiment excité d’entendre mon nom. J’avais eu une rencontre lundi passé et j’avais un petit feeling pour les Tigres», a lâché celui qui compare son style à celui de Zach Werenski, des Blue Jackets de Columbus, un arrière excellant «des deux côtés de la patinoire, qui a une bonne première passe et une bonne relance». 

Roy et sa famille avaient organisé une petite fête à l’extérieur pour cette soirée bien spéciale. Ils avaient même pris soin de sortir le téléviseur dehors sur la terrasse de la maison pour suivre la séance. «Je suis déçu de ne pas avoir pu enfiler mon chandail, mais ça fait partie de la vie.»