Antonin Verreault

Crédit : COURTOISIE VIKINGS

LHJMQ

Antonin Verreault ne tient plus en place

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Considéré comme l’un des plus beaux espoirs de la séance de sélection de la Ligue de hockey junior majeur du Québec qui se tiendra à distance, vendredi et samedi, Antonin Verreault ne tient plus en place. La fin de saison hâtive au hockey midget AAA québécois a précipité son désir de connaître sa future destination.

«C’est un moment qu’on attend depuis longtemps, ma famille et moi. Ce sera une autre étape. Même si on ne sera pas à Sherbrooke [NDLR : lieu où devait se tenir le repêchage] et que je ne vivrai pas le sentiment d’être nommé sur place, ça va être une journée le fun vendredi. Les journées commencent à être longues en attendant le repêchage», s’est exclamé l’attaquant des Vikings de Saint-Eustache en entrevue téléphonique avec Le Journal de Québec.

Il ne sera pas le premier membre de la famille à se joindre à la LHJMQ puisque son grand-père Serge Brunet a évolué avec les Saints de Laval et les Rangers de Drummondville au tournant des années 1970.

«Il me disait qu’il fallait qu’il reste sur Guy Lafleur tout le match. Il m’en a appris sur le hockey. Il est souvent là à mes matchs», dit le petit-fils avec fierté.

Qualités importantes

L’adolescent de 15 ans (il aura 16 ans en juillet) se décrit comme une bougie offensive. Ses 17 buts et 31 mentions d’aide en 39 rencontres pendant la dernière saison en témoignent bien. Il ne se considère toutefois pas comme un joueur unidimensionnel, loin de là.

«Mes qualités sont ma vitesse, mon intelligence sur la glace et mon niveau de compétition. J’essaie toujours être à 100 % et d’être le meilleur sur la glace. Ça me fait suer de perdre [une séquence] à un contre un durant une pratique. Peu importe la grosseur de mon adversaire, je vais donner mon 100 % pour le battre.

«De plus, avec mon IQ, c’est rare que j’ai besoin de regarder si mon joueur est là pour lui faire la passe. J’ai regardé où il était en partant de ma zone, et ensuite, je sais où il est. De plus, ma vitesse permet de créer des jeux», assure Verreault avec confiance.

Avec toute son assurance, son petit gabarit – il fait 5 pi 7 po et 155 lb - ne l’a jamais empêché de gravir les échelons au fil des ans. Il a profité de son passage dans les rangs midget AAA pour peaufiner son jeu défensif sous la férule de l’entraîneur Daniel Gauthier.

«Je prenais souvent du temps avec mon coach pour mieux jouer défensivement. On n’apprend pas toujours cet aspect dans le bantam. Ce sera la même affaire dans la LHJMQ à 16 ans, je vais prendre le temps pour m’améliorer», avance le jeune homme qui arrive tout juste derrière le défenseur Tristan Luneau dans la liste de la Centrale de soutien au recrutement.

Si les jeux sont loin d’être faits, Verreault se voit bien avec l’une des trois organisations détenant les cinq premières sélections au total, soit les Olympiques (#1-2-4), les Sea Dogs (#3) et les Remparts (#5).

«J’ai parlé aux trois équipes, mais je ne sais pas encore ce qui va se passer avec les échanges. Ce sont de bonnes organisations et j’aimerais avoir un poste offensif à 16 ans. Je crois être capable de le faire avec ma vitesse et ma vision», a souligné le jeune homme de Mirabel.

Expérience mémorable

En février dernier, Verreault a aidé la formation canadienne à ravir la médaille de bronze aux Olympiques de la jeunesse, à Lausanne, en Suisse. Une expérience qu’il a appréciée au plus haut point.

«C’était vraiment unique. C’était un feeling incroyable de faire partie des meilleurs joueurs de mon pays. Tous les joueurs étaient bons et le coach faisait rouler le banc, et je dirais que j’ai bien performé», a dit celui qui a amassé trois buts et deux passes dans le tournoi.

Le duel contre les Américains en demi-finale devant plus de 8000 spectateurs restera ancré dans sa mémoire.

«Je n’avais jamais joué un match aussi intense! Avec la foule, on n’entendait rien. Il devait y avoir 5000 personnes dans l’échauffement alors que j’étais habitué à en voir 300 aux Vikings. J’ai vraiment appris là-bas.»