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Les joueurs et la MLS finissent par s'entendre

Publié | Mis à jour

L'Association des joueurs de la Major League Soccer (MLSPA) a annoncé mercredi avoir ratifié une nouvelle convention collective en vigueur jusqu'à la fin de la saison 2025.

Conséquemment, cette entente rapproche les athlètes concernés – incluant ceux de l’Impact de Montréal qui avaient boycotté les entraînements des deux jours précédents – d’un retour à la compétition, tout en réduisant à néant la possibilité d’un lock-out. Cependant, il reste encore du chemin à faire, puisque la MLS n’a pas encore dévoilé publiquement les grandes lignes de son plan de reprise.

«Le vote d’aujourd’hui finalise le plan pour reprendre la saison 2020 et offre une certitude aux joueurs pour les mois à venir, a commenté la MLSPA dans un communiqué. Cela permettra à nos membres d’aller de l’avant et de continuer à compétitionner dans le sport qu’ils aiment tant.»

«Cependant, nous reconnaissons qu’on se dirige tous – joueurs, partisans, sociétés – dans un futur qui sera très différent de ce que nous connaissions il y a quelques mois. Il y a des problèmes auxquels nous faisons face collectivement qui sont plus urgents et importants à régler que de jouer sur le terrain, a ajouté le syndicat. On s’attend à du changement et à de l’action. Cela n’arrivera pas sur la surface de jeu, mais plutôt par le biais de la force et de la détermination de tous ceux exigeant équité et justice. Nous espérons que notre retour au jeu offrira aux amateurs un moment de répit et un semblant de normalité.»

Du côté de la ligue, tous pourront pousser un soupir de soulagement, déjà que le commissaire Don Garber a affirmé que son circuit perdra 1 milliard $ en raison de la crise du coronavirus.

«Nos bases de négociation étaient les projections de revenus sur les cinq prochaines années, a-t-il dit en conférence téléphonique, par le biais de propos rapportés par la chaîne TVA Sports. Notre absence sur la scène sportive était dommageable.»

Négociations ardues

Les deux clans avaient conclu une entente de principe en février, mais n’avaient pu signer le tout par la suite. Dernièrement, les négociations se sont compliquées en raison de la COVID-19. D’ailleurs, selon «Le Journal de Montréal», l’un des points d’achoppement concernait une clause de force majeure; les joueurs estimaient que celle-ci est trop favorable à la partie patronale. Ladite clause pouvait permettre au syndicat ou aux propriétaires de se retirer de la future convention collective en cas d’une catastrophe telle une pandémie. La MLS voulait s’en prévaloir si cinq équipes ou plus affichent une baisse d’achalandage d'au moins 25 % par rapport à l’année précédente.

Or, Garber a confirmé la présence d’une telle clause, précisant que les joueurs ont accepté une réduction salariale de 5 % pour 2020.

De plus, le partage des revenus, particulièrement le pourcentage à verser en salaires selon la hausse nette en revenus au-delà de 100 millions $, semblait poser problème. Néanmoins, les parties se sont entendues sur un partage des revenus médias à partir de 2023. Ce sera à 12,5 % la première année et à 25 % pour les deux suivantes.

La MLS est en arrêt à cause de la crise du coronavirus. L’Impact avait disputé deux matchs avant l’interruption de la campagne. Pour la suite, plusieurs médias, dont le réseau ESPN, ont évoqué la tenue d’un tournoi à Orlando en juillet. Les matchs disputés en Floride compteraient pour le classement de la saison.

«Restez aux aguets pour un bout de temps. Nous devons continuer de finaliser les détails, a déclaré Garber. Mais j’en conviens que de quitter la maison pour jouer un tournoi d’une durée maximale de 35 jours n’est pas facile pour les joueurs. Ce sont des trucs que nous avons décidés par nécessité.»