Canadiens de Montréal

CH : changement à venir à la tête des opérations hockey?

Publié | Mis à jour

Le chroniqueur du Journal de Montréal Réjean Tremblay a jeté un pavé dans la mare, mercredi, lorsqu’il a avancé que les Canadiens pourraient, d’ici un an, avoir un nouveau président et que selon lui, l’ancien capitaine de l’équipe Vincent Damphousse pourrait être l’élu. 

Avec les différentes acquisitions du Groupe CH, qui devient de plus en plus tentaculaire, le grand patron, Geoff Molson, pourrait prendre un pas de recul, pour ainsi dire, afin de superviser l’entreprise dans son ensemble, et laisser les commandes des opérations hockey à quelqu’un d’autre.    

Tout cela s’imbrique dans les différentes nouvelles touchant le Groupe CH depuis quelques jours, que ce soit les départs d’un paquet de cadres, les plus récents étant Dominick Saillant et François Marchand aux communications, ou encore la demande d’aide auprès du gouvernement québécois dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

«Je regarde tout ce qui se passe présentement, on est en train de faire un délestage chez le Canadien, a expliqué le chroniqueur, jeudi, à "JiC". Les hauts salariés, on s'arrange pour qu'ils aillent ailleurs, et on fait une rationalisation qui n'a jamais été faite depuis les acquisitions de Spectra, du Festival Juste pour rire, et les différents buildings comme le M-Telus, etc.»

«Plus je vois comment ça fonctionne à l'intérieur du Canadien, (...) plus je vois qu'il deviendra inévitable que Geoff Molson aura une vue d'ensemble sur toutes ces entreprises-là, et je pense que ça va être dirigé au quotidien et que les décisions à plus court terme seront celles de France Margaret Bélanger qui, présentement, est la vice-présidente des affaires commerciales. Et je pense qu’elle, elle ne se gênera pas pour nommer un président pour le Canadien.»

Si le chroniqueur indique que Mme Bélanger «ne se gênera pas», c’est parce qu’il aurait déjà été question, dans un passé pas si lointain, que Geoff Molson cède sa place à titre de président de l’équipe.

«Selon mes informations, il y a à peu près un an, Geoff Molson avait accepté le principe d'avoir un président pour le Canadien et on avait trouvé l'homme voulu, dont je n'ai pas le nom, a expliqué le chroniqueur. Et c'est Marc Bergevin qui a fait valoir à son propriétaire que ça pourrait déstabiliser son entraîneur et son personnel hockey de savoir qu'il y aurait quelqu'un de plus entre lui et le propriétaire. Finalement, le projet en est resté là.»

Mais aujourd’hui, il apparaît de plus en plus qu’un président pourrait être nommé. L’animateur Jean-Charles Lajoie, avant de revenir sur le cas Damphousse, a aussi mentionné Stéphane Quintal, un autre ancien joueur de l’équipe, qui a ses entrées partout dans la LNH à titre de membre important du Département de sécurité de la ligue, entre autres.

«L'idéal, ce serait d'avoir les deux, a d’abord lancé le chroniqueur. Je te dirais que ce que je connais de Vincent Damphousse, c'est comme vice-président de l'Association des joueurs dans le plus dur conflit de l'histoire du hockey. C'était un homme extrêmement bien informé, très articulé, c'est un homme d'affaires aussi avec les spas scandinaves et il est impliqué dans différentes entreprises.»

«Et il suit le hockey, a-t-il poursuivi. Tu ne peux pas faire trois shows par semaine (à la télévision), parfois quatre, si tu ne te tiens pas informé. Stéphane Quintal est également un représentant au sein de l'Association des joueurs. Et de toute évidence, il a un bagage plus riche au niveau de la ligue, des contacts, de Bill Daly, de Gary Bettman. Ça devient un choix du coeur, tu prends l'un ou l'autre.»

Des femmes de pouvoir    

Par ailleurs, il est intéressant de constater que de plus en plus, une grande partie du pouvoir au Groupe CH est entre les mains de deux femmes, France Margaret Bélanger et Anna Martini. Ce sont elles, en ce moment, qui tirent les ficelles dans tout ce qui se passe, aux côtés de Geoff Molson. Et tout ce beau monde sait se montrer opportuniste.

«Je pense que la pandémie a ouvert la porte, a souligné le chroniqueur. Le Canadien est une entreprise extrêmement visible (...) et ça aurait sans doute été beaucoup plus compliqué sans la COVID (au plan médiatique). Ce n'est pas un hasard, il y a déjà eu du délestage: je pense à Sylvie Lambert (coordonnatrice principale, communications hockey) et je n’en reviens jamais. Présentement, avec la COVID et l'entreprise qui vient de demander de l'aide au gouvernement du Québec, je pense que c'était le temps pour des femmes d'action, comme Anna Martini, qui est directrice des finances ("CFO") et France Margaret Bélanger, je pense que pour elles, c'était le bon moment pour dire "on nettoie".»