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Michael Jordan écrit sa colère

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Michael Jordan a effectué une sortie dans la foulée de l’agitation antiraciste aux États-Unis reliée, entre autres, au décès de George Floyd.

Le meilleur joueur de l’histoire de la National Basketball Association (NBA), ancienne gloire des Bulls de Chicago, s’est dit « profondément attristé, réellement endolori et simplement en colère » dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, dimanche.

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« Je vois et ressens la douleur, l’outrage et la frustration de tous, a-t-il dit. Je me lève avec ceux qui dénoncent le racisme et la violence à l’endroit des personnes de couleur incrustés dans notre pays. Nous en avons assez. »

« Je n’ai pas de réponse, mais nos voix collectives montrent notre force et notre résistance aux efforts de division d’autrui, a-t-il poursuivi. Nous devons nous écouter, montrer de la compassion et de l’empathie, et ne jamais tourner le dos à de la brutalité insensée. Nous devons continuer de nous exprimer de façon pacifique contre l’injustice et demander que les personnes impliquées assument leur responsabilité. »

« Notre voix unifiée doit mettre de la pression sur les leaders afin de changer nos lois, sinon nous devrons voter pour créer un changement systémique. Tout le monde doit participer à la solution et nous devons travailler ensemble pour assurer la justice pour tous. » - Michael Jordan

« Mon cœur est avec la famille de George Floyd et aux innombrables autres vies qui ont été brutalement et insensément prises par l’entremise de gestes racistes et de l’injustice », a conclu le G.O.A.T.

Quelques jours après le George Floyd, les déclarations d’athlètes de partout dans le monde pour dénoncer le racisme systémique aux États-Unis et dans d’autres nations se sont multipliées. 

Du côté du Québec, le joueur de tennis Félix Auger-Aliassime s’est exprimé, expliquant qu’il souhaitait que les gens prennent conscience du problème.

À propos de George Floyd

La ville de Minneapolis a annoncé samedi un déploiement de forces sans précédent au lendemain d'une quatrième nuit d'émeutes, qui se sont propagées dans plusieurs grandes villes américaines, malgré l'arrestation du policier impliqué dans la mort de George Floyd.

Le policier blanc qui, filmé sur vidéo, maintient son genou pendant de longues minutes sur le cou du quadragénaire, a été arrêté vendredi et inculpé pour «homicide involontaire» et «acte cruel et dangereux ayant causé la mort».

À propos de Breonna Taylor

Breonna Taylor, 26 ans, et son compagnon Kenneth Walker dormaient le 13 mars dans un appartement de Louisville, lorsque les policiers de cette ville du centre des États-Unis ont, sans prévenir, enfoncé sa porte, a relaté dans un communiqué l'avocat de la famille.

Les agents, dotés d'un mandat de perquisition, agissaient dans le cadre d'un avis de recherche erroné concernant un suspect qui n'habitait plus l'immeuble et qui était déjà détenu. Ils ont atteint la jeune femme d'au moins huit balles, selon l'avocat.

À propos d’Ahmaud Arbery

Soixante-quatorze jours après les faits, deux hommes blancs ont été accusés d'avoir tué Ahmaud Arbery, un joggeur noir de 25 ans, dans l'État américain de Géorgie à la fin février.

Dans une vidéo de 28 secondes diffusée mardi par l'avocat de la famille du coureur, Arbery est vu en train de courir le long d'une route de Brunswick. Alors qu'il contourne un pick-up blanc sur lequel un homme se tient, il est stoppé par un deuxième homme qui l'agrippe. On entend un coup de feu, puis un second. 

Les deux hommes ont été identifiés comme Travis McMichael, 34 ans et son père, Gregory McMichael, 64 ans, résidents dans cette ville côtière de cet ancien Sud historiquement ségrégationniste.