Crédit : Jean-Yves Ahern-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

Evan Bush, sur la même équipe d'étoiles que LeBron

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

On n’a qu’à voir Evan Bush de près, ou même de loin, pour constater que c’est un athlète. Il a le physique de l’emploi, le genre de gars qui aurait du succès, peu importe le sport, parce qu’il a ça en lui.

Et c’est un peu beaucoup le cas.

L’Américain est désormais un vétéran dans la Major League Soccer (MLS), lui qui en est à sa neuvième saison dans le circuit, sa 10e avec l’Impact de Montréal.

Mais saviez-vous qu’il a aussi été un excellent joueur de basketball au niveau scolaire?

«J’étais un bon joueur de basket, j’ai eu des offres d’universités, certaines me proposant même de jouer au soccer et au basket, mais j’ai dû faire un choix.»

Être pro

Mais ce que Bush voulait plus que tout, c’était vivre de son sport et pour cette raison, il a opté pour le soccer.

«La question était de savoir si je voulais jouer au basket à l’université ou jouer au soccer et avoir la chance d’en faire une carrière professionnelle.

«J’aurais pu faire les deux, mais je voulais aussi me concentrer sur mes études. C’est pourquoi j’ai choisi de ne pratiquer que le soccer.»

Bush est un homme très terre-à-terre et a choisi de respecter la logique en prenant sa décision.

«Ç’a été un choix logique parce que mes perspectives d’avenir étaient meilleures au soccer. De plus, je déteste courir et le basket est un sport où l’on court beaucoup», ajoute-t-il en riant.

Contre LeBron

Bush est originaire de la banlieue de Cleveland, en Ohio, et a 34 ans. Quel grand joueur de basket est aussi originaire de l’Ohio? Nul autre que le grand LeBron James, qui vient d’Akron, là où le gardien de l’Impact a justement été à l’université.

«Il traînait parfois sur le campus, mais je ne l’ai jamais croisé.»

Qu’à cela ne tienne, les destins des deux athlètes sont parallèles, puisque James est un an plus vieux que Bush. Ils ont donc joué au basketball scolaire à la même époque.

«LeBron a été le joueur de l’année dans l’État à sa dernière saison scolaire. Mais je trouve ça assez bien de savoir que j’ai aussi été dans l’équipe d’étoiles de l’État avec lui cette année-là.»

Bush croit avoir joué contre lui avant d’arriver à l’école secondaire, mais il n’en est pas sûr.

«C’était avant qu’il devienne un gros nom», précise-t-il.

Bonne décision

Bush assure ne pas regretter d’avoir opté pour le soccer à 18 ans, une décision prise après discussion avec ses parents et son futur entraîneur avec les Zips d’Akron, Ken Lolla.

«Quand j’ai choisi Akron, c’était un programme qui se situait dans le top 25. C’était un bon programme, j’avais la chance de me battre pour une place de partant. C’était à une heure de la maison, donc ça tombait sous le sens.»

Et pourtant, Bush a failli tout quitter pour suivre Lolla à l’Université de Louisville.

«À ma deuxième année, Caleb Porter est arrivé à la barre de l’équipe. J’avais entendu dire qu’il était arrogant et jeune; c’était vrai. Je n’étais pas intéressé et j’ai pensé suivre mon ancien entraîneur à Louisville, mais en fin de compte, il a attiré d’excellents joueurs et a transformé le programme.»

Akron possédait un bon programme de soccer, mais depuis le passage de Porter, qui a dirigé les Timbers de Portland et qui est maintenant à la barre du Crew de Columbus, les Zips font généralement partie du top 10 de la NCAA.

Cadeau empoisonné

Bush a donc choisi un bon programme, mais la force d’un programme peut parfois compliquer la vie d’un gardien qui aspire à une carrière professionnelle.

«Être gardien à Akron est un peu un cercle vicieux parce que c’est un très bon programme et j’étais parfois trois ou quatre matchs sans recevoir de tirs.»

«Ce n’est pas là que j’ai pu me mettre en valeur. Je n’ai pas été repêché et j’ai dû faire mes preuves en passant par la deuxième division.»

C’est ainsi qu’après des séjours avec les City Stars de Cleveland et le Crystal Palace de Baltimore en ULS en 2009 et 2010, il a atterri à Montréal lors de la dernière saison en NASL en 2011 pour ensuite travailler d’arrache-pied afin de s’établir dans la MLS.