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Crédit : Getty Images/AFP

Baseball - MLB

«Il continuait de se faire mal à lui-même»

Publié | Mis à jour

Le défunt lanceur Roy Halladay, qui a péri dans un accident à bord de son avion personnel en 2017, voulait tellement être parfait que cela a produit l’effet contraire.

«Il sentait qu’il n’avait pas le luxe de faire des erreurs, il était vraiment tourmenté», a ainsi déclaré sa veuve Brandy, dans un touchant documentaire diffusé par le réseau ESPN, vendredi soir. 

Les détails entourant une dépendance aux opioïdes, qui a commencé à la suite de certains maux de dos, sont notamment révélés.

«Il continuait de se faire mal à lui-même, et plus qu’il se blessait et plus il devenait dépendant à sa médication», a expliqué Brandy.

Son coéquipier Kyle Kendrick, qui était son voisin de casier dans le vestiaire des Phillies de Phillies en 2013, a lui-même tenté de confronter Halladay concernant sa consommation d’opioïdes, mais sans succès.

«Tu essayais de lui parler et tu sentais qu’il n’était pas là», a confié Kendrick.

«Personne de parfait» 

Si le documentaire trace un portrait plus complet de l’histoire de Halladay, sa veuve avait déjà résumé la situation de son mari, lors de l’intronisation du lanceur à titre posthume au Temple de la renommée du baseball, en juillet 2019.

«Je pense que Roy voudrait que tout le monde sache qu’il n’y a personne de parfait, avait-elle alors affirmé, émue. Nous vivons tous des difficultés, d’une façon ou d’une autre. Toutefois, en travaillant fort et en faisant preuve de dévouement, une personne imparfaite peut connaître des moments parfaits.»

Rappelons que l’autopsie de Halladay, vainqueur de deux trophées Cy Young et auteur d’un match parfait en 2010, avait révélé la présence de morphine dans son organisme au moment où l’avion qu’il pilotait s’est écrasé en Floride.