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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Canadiens de Montréal

Harvey-Pinard fait une promesse aux partisans

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Rafaël Harvey-Pinard planchera sur un gros projet cet été : développer la version 2.0 de lui-même. L’attaquant québécois vient de signer un contrat d’un an avec le Rocket de Laval, mais pour lui, le travail ne fait que commencer. 

Le natif de Jonquière peut se targuer d’avoir connu une très belle carrière junior. Il a remporté la coupe Memorial avec les Huskies de Rouyn-Noranda en 2019. En tant que capitaine des Saguenéens de Chicoutimi la saison dernière, il a sonné la charge avec une récolte de 78 points, dont 34 buts, en 62 matchs.     

Ci-dessus, voyez l'entrevue que Rafaël Harvey-Pinard a accordé à «JiC».  

Maintenant, le plus gros défi de son parcours de hockeyeur se dresse devant lui : se faire justice contre les professionnels de la Ligue américaine malgré ses 5 pi 9 po. 

«Je serai le même joueur que dans la LHJMQ, mais en plus fort et en plus rapide, a promis Harvey-Pinard aux partisans du CH lors d’un entretien avec le TVASports.ca. Je vais m’entraîner pour ça cet été.»

Réagissant à l’embauche d’Harvey-Pinard, les recruteurs québécois sondés par l’auteur de ces lignes ont souligné de façon unanime le caractère du jeune guerrier. 

«Il avait probablement la meilleure éthique de travail dans le junior cette année, a mentionné un dépisteur de la LNH d’une équipe de l’Ouest. C’est un vrai.» 

L'aspect à corriger      

Par contre, son coup de patin demeure une lacune. 

«Il a eu une bonne saison, mais c’est sans doute pour ça qu’il n’a pas eu un contrat d’entrée. Pour le reste, le petit gars a le sens du hockey et la hargne», a indiqué un autre recruteur, qui estime qu’Harvey-Pinard pourrait avoir une chance d’atteindre la LNH s’il corrige ce défaut. 

Le principal intéressé est bien conscient de ce qu’il doit améliorer. Il a déjà travaillé avec des spécialistes de patinage par le passé et il entend continuer de le faire lorsque les circonstances le permettront. 

«C’est dans mes plans, a-t-il confié. Pour le moment, je n’ai pas accès à une patinoire et à un entraîneur sur glace. Le patin, ça part surtout de la force des jambes, donc je m’entraîne fort pour améliorer ma puissance au niveau du bas du corps.» 

«Jusqu’à maintenant, ça va super bien. Les entraînements que les Canadiens m’envoient sont très bons, et je suis vraiment content de ce que j’ai accompli depuis la fin de la saison.»  

Un appel du coach      

L’entraîneur-chef du Rocket, Joël Bouchard, a déjà contacté son nouvel élève pour le féliciter, mais aussi s’enquérir de sa préparation estivale.

C’était tout juste après qu’Harvey-Pinard eut reçu la bonne nouvelle de la part son agent, jeudi soir. 

Pas plus tôt que mercredi, le directeur général des Canadiens, Marc Bergevin, avait indiqué aux médias dans une conférence téléphonique qu’une offre de bonne foi (bonafide offer) avait été soumise au petit attaquant, de sorte que l’équipe conservait ses droits. 

«Ça a vraiment déboulé rapidement dans les 2-3 derniers jours, a raconté l’espoir du CH. Mon agent communiquait davantage avec les Canadiens. C’est vraiment une bonne nouvelle pour moi. C’est un honneur de signer mon premier contrat professionnel avec le Rocket de Laval.» 

Même s’il attendait impatiemment une offre, Harvey-Pinard ne s’est pas découragé lorsque le Tricolore a accordé un contrat d’entrée à l’attaquant russe Arsen Khisamutdinov le 1er mai. 

«On était dans deux situations différentes, a-t-il mentionné. C’est sûr que j’avais hâte de signer ce contrat-là, mais je n’étais pas stressé pour autant. Maintenant que la nouvelle est sortie, c’est tout de même un bon poids qui s’enlève de mes épaules. Je suis prêt à travailler fort pour arriver au camp à 200%.» 

C’est un autre attaquant québécois qui s’ajoute à la formation du Rocket, Harvey-Pinard rejoignant les Laurent Dauphin, Alex Belzile, Alexandre Alain, Yannick Veilleux et Joël Teasdale. 

«C’est le fun de voir autant de Québécois, a réagi le Jonquiérois. De nom, je les connais tous. J’ai aussi rencontré quelques-uns d’entre eux au camp l’an dernier.»

L'Europe, un plan B?      

Pour l’instant, rien ne garantit qu’un circuit comme la Ligue américaine pourra se permettre de tenir des matchs sans spectateur et lancer sa saison à l’automne. Harvey-Pinard a avoué que son agent lui a mentionné la possibilité de jouer en Europe, mais c’était avant qu’il ne s’entende avec le Rocket. 

Le jeune homme ne veut pas trop s’avancer à ce sujet. Il laisse son développement entre les mains des Canadiens. 

«Comme j’ai signé un contrat avec le Rocket, ça va être leur décision aussi rendu-là, a-t-il indiqué. Je vais suivre ce que l’organisation me dit de faire. C’est encore loin. Je ne dis pas non. L’organisation voudrait sûrement que je continue de me développer et que j’embarque sur la patinoire, mais on n’a pas assez de détails pour envisager ça pour le moment.»