Grand Prix du Canada - Formule 1

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

F1

Lawrence Stroll arrivé en sauveur chez Racing Point

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C’est une véritable vague d’excitation qui a submergé les employés de Racing Point lorsque le Québécois Lawrence Stroll a sauvé l’écurie de la faillite, en 2018.

Auparavant nommée Force India, l’équipe était sous administration judiciaire, un processus semblable à la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité au Canada, lorsque Stroll a mis en place un consortium pour racheter l’équipe.

Avant ce moment, la simple présence de l’écurie aux Grands Prix relevait du miracle. Les pilotes avaient reçu l’ordre de ne pas pousser la voiture à la limite, sauf en qualification, parce qu’il n’y avait pas de pièces de remplacement.

«Nous ne pouvions même pas remplir l’imprimante de papier à un moment», s’est souvenu le directeur technique Andrew Green, lors d’une entrevue avec la baladodiffusion «Beyond the Grid», mercredi.

Tout a toutefois changé lorsque l’homme d’affaires québécois est arrivé à la rescousse. Le financement n’est plus un problème et Stroll en est venu à une entente avec Aston Martin pour courir sous les couleurs du constructeur anglais dès 2021.

«Maintenant, nous pouvons voir l’horizon!, s’est enthousiasmé Green. Avant, nous étions sur le bord d’une falaise. Et le futur est brillant. [Stroll] a dit qu’il avait des ambitions énormes pour l’équipe quand il est arrivé, mais nous ne savions pas ce que ça signifiait.»

«Nous n’avions aucune idée de ce qui s’en venait. Mais il nous donnait constamment des indices. Il disait: "regardez, ce n’est que le commencement, attendez de voir mes plans pour l’équipe." Et quand nous avons compris qu’une association avec Aston Martin était son but, l’excitation qui a frappé la compagnie, c’était incroyable.»

Avec le nouveau plafond budgétaire mis en place par la Formule 1 mercredi, Racing Point – ou plutôt Aston Martin – pourra viser la victoire sans avoir les moyens de Mercedes ou Ferrari.

«Si on m’avait demandé il y a un an [s’il était nécessaire de doubler le personnel pour gagner], j’aurais dit oui. Mais plus maintenant», a conclu Green.