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Tennis

Gabriela Dabrowski monte aux barricades

Agence QMI

Publié | Mis à jour

La joueuse de tennis canadienne Gabriela Dabrowski, spécialiste du double, se montre à son tour décontenancée par la sortie pour le moins controversée de la Française Marion Bartoli, qui a proposé que les athlètes de cette discipline obtiennent de moins bonnes bourses. 

Du moins, cette dernière souhaite une diminution du nombre de tournois.

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«Marion suggère de prendre l’argent de ceux qui gagnent, en moyenne, moins que 19 % de ce que font les joueurs en simple?, a écrit la joueuse originaire d’Ottawa, dans une tirade publiée sur son compte Facebook. Réalise-t-elle que les joueurs de double doivent partager leurs gains de ce 19 %?»

Dabrowski, qui a touché un peu plus de 2,7 millions $ en bourses depuis le début de sa carrière, réagissait à la solution avancée par Bartoli, la semaine dernière, pour aider les joueurs de tennis classés en dehors du top 100 en simple.

«On partage mal l’argent, avait ainsi mentionné Bartoli, dans un entretien avec le site web tennismajors.com. Je ne vais pas me faire des amis, mais il faut le dire. Je ne comprends pas pourquoi il y a autant d’épreuves de double toute l’année. Pendant les tournois du Grand Chelem ou les Jeux olympiques, oui, car cela fait partie de l'histoire du tennis. Pourquoi ne pas donner de cet argent aux joueurs issus des qualifications ou à ceux qui jouent uniquement des Challengers?»

Moins d’efforts en double?

Bartoli, qui est à la retraite de la compétition, ne s’était pas arrêtée là.

«En double, on ne fait pas les mêmes efforts qu'en simple, avait-elle ajouté. On ne s'entraîne pas de la même manière, la routine est différente... et pourtant, ils jouent semaine après semaine et ils gagnent de l'argent. Pendant ce temps, des joueurs de Challengers luttent chaque jour. Je ne sais pas s'il faut arrêter le double. Mais leur donner moins d’argent et partager cet argent avec des joueurs de simple devrait être une solution envisageable.»

Avant Dabrowski, c’est le Français Nicolas Mahut qui s’est indigné à la suite des propos de Bartoli, ajoutant du même coup de l’huile sur le feu.

« Si je suis ton raisonnement jusqu’au bout concernant la notion d’efforts, tu penses donc que les femmes ne devraient pas avoir la même bourse que les hommes en Grand Chelem, car ce n’est pas au meilleur des cinq manches?, a-t-il questionné. Je pense que tu te trompes de cible.»

«Le double est un jeu différent, a pour sa part noté Dabrowski. Assurément, tu peux avoir des joueurs fantastiques qui ont du succès autant en simple qu’en double, mais en général, le double est une discipline de stratégie.»

Photo: Gabriela Dabrowski (à gauche) avec sa partenaire croate Darija Jurak lors d'un match en Australie, en janvier 2020.