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Canadiens de Montréal

Six moments marquants de la rivalité Canadiens-Penguins

Publié | Mis à jour

Les Canadiens de Montréal affronteront les Penguins de Pittsburgh lors de la ronde qualificative, à compter du 1er août prochain, et certains amateurs de la Sainte-Flanelle pourraient afficher un optimisme débordant, voire démesuré, en se rappelant des duels précédents entre les deux clubs.

Effectivement, le Tricolore a le numéro de la formation de la Pennsylvanie. En saison régulière, il a présenté une fiche éloquente de 123-61-23-9 contre elle, ce qui représente une moyenne de points amassés de ,644.

De plus, Montréal a remporté ses deux confrontations des séries face aux «Pens». En 1998, le CH avait triomphé en six parties avant de l’emporter en sept rencontres une douzaine d’années plus tard.

Ainsi, ces statistiques et ces faits d’armes – aussi lointains semblent-ils – risquent de faire nager quelques irréductibles dans les rêves les plus fous.

Question de mettre la table à cet affrontement, voici quelques grands moments des deux séries ayant mis aux prises les deux formations.

Une prolongation remplie d’action 

Le premier match éliminatoire Canadien-Penguins de l’histoire a eu lieu le 23 avril 1998. 

Au cours de la saison régulière, qui s’est terminée plus tard à cause de la tenue des Jeux olympiques de Nagano, le Tricolore avait pris le septième rang de l’Association de l’Est et partait donc en position de négligé au tour initial face à une équipe misant sur Jaromir Jagr.

Malgré les pronostics défavorables, la troupe du jeune entraîneur-chef Alain Vigneault a donné le ton en l’emportant 3 à 2 en prolongation sur la patinoire ennemie.

Bête noire du Canadien durant ses années avec les Bruins de Boston, Andy Moog s’est fait des amis dans la métropole québécoise cette année-là. 

D’ailleurs, il a frustré Alexei Morozov sur un tir de pénalité pour sauver les meubles dans le camp du Bleu-Blanc-Rouge en temps supplémentaire.

C’est Benoît Brunet qui a permis aux visiteurs de l’emporter en surprenant Tom Barrasso avec un tir hors l’aile.

Un ancien vient hanter les Penguins 

Le match pivot de la série fut le cinquième, durant lequel Mark Recchi a pris les choses en main contre son ancienne formation. Le numéro 8 a récolté deux buts et une mention d’aide pour mener le Canadien vers un gain de 5 à 2 et une priorité de 3 à 2 dans le quart de finale de l’Est.

Pourtant, les vainqueurs ont eu chaud en vertu de la tentative de remontée orchestrée en troisième période par Martin Straka et Jagr, qui en a profité pour obtenir son quatrième et dernier but de la série. Cependant, Moog s’est montré fiable au bon moment pour placer les siens en excellente position.

Une première en cinq ans 

Deux jours plus tard, le Canadien a fait plaisir à son public en délire en éliminant les Penguins avec un gain de 3 à 0. Du même coup, il a gagné une première série depuis sa conquête de la coupe Stanley datant de cinq ans auparavant. 

Avec l’appui de Recchi, Jonas Hoglund et Shayne Corson, qui ont tous enfilé l’aiguille contre Barrasso, Moog a réalisé son quatrième et dernier blanchissage en carrière dans les séries.

En 1998, les trois premières têtes de série de l’Est sont toutes tombées en ronde initiale, puisque les Devils du New Jersey (1) et les Flyers de Philadelphie (3) ont été également surpris, respectivement par les Sénateurs d’Ottawa et les Sabres de Buffalo. 

Ceux-ci ont poursuivi sur leur lancée en balayant le Canadien au tour suivant.

Retrouvailles douloureuses 

La série-revanche entre les deux équipes a eu lieu au deuxième tour en 2010 et le Canadien, mené par les performances exceptionnelles de Jaroslav Halak face aux Capitals de Washington en première ronde, espérait répéter ses exploits. 

Toutefois, les Penguins lui ont rapidement montré que la tâche allait être plus difficile cette fois, d’autant plus que Pittsburgh tentait de défendre son titre de champion de la coupe Stanley.

Ainsi, la bande de Crosby et Malkin a lancé la charge avec une victoire facile de 6 à 3 devant ses partisans et la suite aurait pu être aussi désastreuse pour ses rivaux. 

Au cours de la deuxième partie, le Canadien a effectivement perdu son défenseur de premier plan Andrei Markov, qui a subi une déchirure ligamentaire au genou droit sur une mise en échec de Matt Cooke.

Malgré tout, le Tricolore a gardé la tête haute grâce à un triomphe de 3 à 1, résultat d’un doublé de Michael Cammalleri et des 38 arrêts de Halak. 

La blessure de Markov a certes été douloureuse, mais elle a permis aux amateurs du CH d’apprécier le savoir-faire d’un jeune arrière du nom de P.K. Subban, qui effectuait ses premiers pas en séries après avoir disputé les deux premiers matchs de sa carrière en saison régulière.

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Le meilleur et le pire 

La série de 2010 a montré le gardien des «Pens» Marc-André Fleury sous son meilleur jour, mais également sous son moins bon. 

Dans le troisième duel, le Sorelois a été de marbre en repoussant 18 tirs, les siens se sauvant avec un court gain de 2 à 0 au Centre Bell. 

Mais dans la rencontre suivante, perdue 3 à 2 par Pittsburgh, il a paru chancelant, accordant un cadeau à Tom Pyatt, qui l’a battu avec un lancer faible du coin de la patinoire.

La tendance s’est poursuivie dans les affrontements 5 et 6, Fleury s’illustrant dans une victoire de 2 à 1 pour ensuite fléchir quatre fois en 25 tirs dans un revers de 4 à 3. 

Pendant ce temps, Halak a continué son bon travail avec 34 arrêts pour permettre au Tricolore de forcer la tenue d’une rencontre décisive.

Autre surprise de taille 

Le match 7 de la série de 2010 fut à sens unique, malgré une courte tentative de remontée des Penguins. 

Dans ce qui allait s’avérer la dernière partie de la LNH présentée à «l’igloo» de Pittsburgh, le Canadien a marqué les quatre premiers buts de la soirée pour filer vers un gain de 5 à 2 et la finale de l’Est.

Encore une fois, Halak a dominé ses rivaux avec 37 arrêts, tandis que Fleury a pris le chemin du banc après avoir cédé quatre fois en 13 lancers. 

Brian Gionta a été la figure de proue des gagnants en attaque avec deux filets, mais c’est Travis Moen qui a mis fin à la série du gardien numéro 1 des Penguins avec un but en infériorité numérique.

Le Canadien a vu ses aspirations de coupe Stanley fondre comme neige au soleil lors du troisième tour. Propulsés par leur spectaculaire retour en deuxième ronde face aux Bruins de Boston, les Flyers de Philadelphie ont sèchement battu le Tricolore en cinq rencontres.