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Crédit : Martin Chevalier / JdeM

LNH

Ales Hemsky a vécu un choc au Québec

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Le Tchèque Ales Hemsky a révélé qu’il a vécu un véritable choc culturel lorsqu’il s’est joint aux Olympiques de Hull à l’âge de 16 ans, en 2000, ignorant jusqu’à son arrivée que la langue officielle de la province était le français. 

Hemsky a en effet décidé de traverser l’Atlantique pour évoluer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Et malgré les obstacles, cette décision lui a été favorable, étant sélectionné au 13e échelon par les Oilers d’Edmonton en 2001.   

«J’avais 16 ans, presque 17 [quand je suis arrivé à Hull]. Je venais de la République tchèque, j’ai préparé un sac et je suis allé au Canada, a-t-il dit au réseau Sportsnet, dimanche. Je me suis retrouvé au Québec et je ne savais même pas qu’ils parlaient français là-bas.» 

«Ç’a été un choc. Je vais là, je ne parle pas un mot d’anglais, et la plupart des jeunes, ils ne parlent pas anglais non plus. Je dirais que 70 % parlaient français», s’est-il rappelé. 

Objectif: équipe nationale 

Hemsky a finalement joué 845 parties dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Malgré tout, celui qui a porté les couleurs du Canadien de Montréal pendant sept parties en 2017-2018 a affirmé que son rêve n’a jamais été de jouer en Amérique du Nord. 

«Mon rêve quand j’étais petit était de jouer dans la ligue tchèque dans ma ville [à Pardubice] et aussi de jouer pour l’équipe nationale. Ça n’a jamais été mon but de jouer dans la LNH, parce que quand j’étais enfant, nous n’avions pas les matchs à la télé. On avait des cartes de hockey.» 

Encore une fois, Hemsky peut dire «mission accomplie», puisqu’il a joué trois fois pour le Pardubice HC, soit lors des saisons 1999-2000, à 16 ans, puis lors des deux lock-outs qui ont suivi dans la LNH, en 2004-2005 et 2012-2013. 

Il a également représenté son pays deux fois aux Jeux olympiques, trois fois en Championnat du monde et une autre en Coupe du monde. 

Des regrets 

Mais Hemsky a malgré tout un regret: celui de ne pas avoir permis aux Oilers de soulever la coupe Stanley. Si le club albertain est passé tout près en 2006 avec un parcours jusqu’en finale, il n’a participé aux éliminatoires que deux fois en 10 saisons avec le Tchèque dans la formation. Et à ses trois dernières saisons avec l’équipe, sa production a chuté. 

«J’aimais la ville, et j’ai toujours pensé que je devais quelque chose à Edmonton. Nous étions si près. J’espérais que nous allions pouvoir trouver une façon de répéter [notre parcours de 2006].» 

«J’ai grandi là-bas. J’étais un enfant quand j’ai commencé, et j’aimais Edmonton. J’ai rencontré tellement de gens extraordinaires qui m’ont aidé. Je ne voulais pas m’en aller, je ne voulais pas être un déserteur. J’espérais que les choses allaient se replacer.»