Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Weber : «Si on franchit deux ou trois tours...»

Publié | Mis à jour

Les joueurs de la LNH n’ont pas envie d’affronter Carey Price dans un tournoi éliminatoire à 24 équipes et pour Shea Weber, l’explication est fort simple : le gardien étoile des Canadiens de Montréal peut mener les siens à une conquête de la coupe Stanley.      

«Il faut que la chimie s’installe au bon moment et que ton gardien soit fumant. Et nous avons un des meilleurs au monde, a déclaré le capitaine des Canadiens de Montréal à la station de radio TSN 1040, vendredi, avant que la proposition soit accepté par le syndicat.         

«Si on franchit deux ou trois tours, on ne sait jamais!»    

D’après Weber, les formations qui étaient positionnées favorablement en vue des séries bouderont possiblement la formule adoptée tard vendredi.     

Par contre, l’important pour une majorité de joueurs, c’est de renouer avec la compétition.    

«Il y aura tellement d’opinions différentes, prévient-il. Ce n’est pas une saison normale avec 82 matchs où c’est difficile d’atteindre les éliminatoires, suivi de quatre tours en séries. Certains mettront peut-être un astérisque à côté de la présente campagne.     

«Ça reste une occasion de jouer pour gagner la coupe Stanley. C’est la situation qui se présente à nous et le meilleur gagnera.»    

Causer la surprise    

Le Tricolore occupait le cinquième rang de la section Atlantique lorsque le calendrier a été mis en pause et le 12e échelon dans l’Association de l’est.     

Si certains voient la troupe de Claude Julien comme l’une des plus faibles pouvant profiter du modèle des séries, Weber croit que le CH pourra jouer les trouble-fête. Ça commencerait avec les Penguins de Pittsburgh, qu'ils affronteraient au tour initial.    

«C’est sûr. Nous avons causé des surprises par le passé, rappelle-t-il. Mais en même temps, il n’y a pas de momentum en ce moment. Les équipes n’ont pas joué depuis quelques mois. C’est un nouveau départ.    

«Est-ce que c’est juste pour les équipes qui sont déjà en séries? Non, mais ça nous donne une chance de gagner et de continuer à jouer. Nous n’étions pas officiellement éliminés, mais ç’aurait été une tâche colossale de se qualifier. Ça nous donne de l’espoir.»    

Crédit photo : Martin Chevalier / JdeM

Prêt physiquement, mais...    

Ayant passé trois semaines dans la métropole québécoise avant de voyager à Kelowna, en Colombie-Britannique, Weber dit s’être entraîné comme s’il allait renouer avec la compétition dans un court délai.    

«Je m’entraîne depuis que tout a cessé sans savoir ce qui arriverait. Physiquement, je suis à point. Le problème c’est de trouver de la glace pour m’y remettre. Je suis sûr que beaucoup de gars ont le même problème.»    

Heureusement, advenant l’adoption du format adapté des éliminatoires, le CH n’aura pas à affronter sa bête noire, les misérables Red Wings de Detroit, qui ont aussi hanté les Bruins de Boston pendant la saison.    

«Je ne sais pas (comment l’expliquer)! Ils ont dominé Boston aussi. C’est bon pour nous et les Bruins qu’ils ne soient pas là!»    

Par ailleurs, le numéro 6 a bon espoir que tous les détails seront réglés pour que les activités reprennent.    

«Ils essaient de démêler toutes les préoccupations avec les villes, les familles et où loger tous les proches. Ça ne sera pas parfait, car ce n’est pas un monde parfait.»