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Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Un atout de plus pour Harvey-Pinard

Publié | Mis à jour

Près d’un an après la conquête de la coupe Memorial par les Huskies de Rouyn-Noranda, l’espoir du Canadien de Montréal Rafaël Harvey-Pinard peine encore à croire qu’il a participé à cette aventure.  

«Sincèrement, avant l’année passée, je n’avais jamais remporté quelque chose d’aussi gros dans ma vie. Et là, on était les meilleurs au Canada. C’est vraiment spécial», a lancé Harvey-Pinard d’entrée de jeu en entrevue, mercredi. Le réseau TVA Sports diffusera la finale dimanche à 20h ainsi que le documentaire «Mémoires d’une saison» à 22h30.    

Pour y arriver, l’équipe de l’Abitibi-Témiscamingue a dû effacer un déficit de deux buts en finale contre leurs rivaux de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et équipe-hôtesse, soit les Mooseheads de Halifax. Une situation d’autant plus délicieuse pour les Huskies que les Mooseheads avaient également été leurs victimes en finale de la coupe du Président.  

«La finale contre Halifax est mon meilleur souvenir, a dit l’attaquant. On les avait battus 4 à 2 en finale de la coupe du Président et encore 4 à 2 en finale [de la coupe Memorial]. C’était comme la cerise sur le sundae. C’était vraiment un beau moment de lever cette coupe-là. Elle est vraiment prestigieuse et n’importe quel joueur junior veut la gagner.»  

«[En finale, Félix] Bibeau a marqué un but [pour faire 2 à 1]. À partir de ce moment, il y a eu un déclic. On a commencé à y croire. On n’a jamais regardé en arrière. Après la deuxième période, c’était 2 à 2 et on dirait qu’on savait déjà qu’on allait gagner. On était tellement confiants.»  

Des similitudes entre Rouyn-Noranda et Chicoutimi  

Après cette conquête, Harvey-Pinard a été impliqué dans une transaction qui l’a fait passer aux Saguenéens de Chicoutimi. Si son nouveau club n’a pas terminé au premier rang du classement général comme les Huskies l’année précédente, il voit malgré tout des ressemblances entre les deux équipes.  

Il est ainsi bien malheureux d’avoir perdu une occasion de prendre part aux éliminatoires en raison de la pandémie de COVID-19, puisqu’il était plutôt optimiste. Après tout, les 45 victoires et 96 points des «Sags» étaient bons pour le troisième échelon du classement.  

«Tout au long de l’année, la chimie d’équipe qu’on avait à Rouyn-Noranda, je l’ai également ressentie à Chicoutimi, a-t-il analysé. On avait vraiment une belle "gang". Un autre élément qui se ressemblait, c’est qu’avec les Huskies, on avait une équipe vraiment complète à toutes les positions. C’était la même situation à Chicoutimi. Donc, je voyais des similitudes et je pense qu’on s’approchait des séries avec beaucoup de confiance.»  

«Une fin de saison comme ça touche tout le monde. Juste avant que la saison soit interrompue, on jouait vraiment du bon hockey et on avait confiance, a ajouté Harvey-Pinard. Donc, avec l’annulation, on a un peu l’impression d’avoir été éliminé par autre chose qu’une équipe de hockey.»  

Maintenant à la recherche d’un contrat pour rejoindre l’organisation du Canadien, Harvey-Pinard pourrait rejoindre avec le Rocket de Laval son ancien coéquipier des Huskies Joël Teasdale, qui a raté la totalité de la dernière campagne en raison d’une blessure au genou.  

«Ça va m’aider à m’adapter, a-t-il avancé. Mais il n’a pas nécessairement vécu toute l’expérience de la Ligue américaine avec sa blessure. On va pouvoir découvrir le niveau de jeu en même temps l’année prochaine, si je réussis à signer un contrat.»