Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

LHJMQ

Alexis Lafrenière rejoint Sidney Crosby

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Même si Alexis Lafrenière répète sans cesse qu’il ne veut pas se comparer à Sidney Crosby, le talentueux attaquant a offert une nouvelle occasion que son nom soit relié à la vedette des Penguins de Pittsburgh, jeudi.

Pour une deuxième année de suite, le capitaine de l’Océanic de Rimouski a remporté le trophée Michel-Brière, remis au joueur le plus utile dans la LHJMQ, un exploit que seul Crosby avait accompli avant lui en 2004 et en 2005, également dans l’uniforme rimouskois. 

C'est d'ailleurs Sidney Crosby qui en a fait l'annonce, jeudi.  

«C’est sûr que ça rend ça un peu plus spécial. C’est un de mes idoles et un joueur que j’ai regardé en grandissant. Non, on ne s’habitue pas à recevoir tous ces trophées [personnalité de l’année, meilleur espoir professionnel, entre autres]. 

«Chaque trophée est très spécial et veut dire beaucoup. C’est toujours un bel honneur quand je peux remporter un trophée de la sorte», a témoigné Lafrenière en visioconférence. 

Questionné à savoir s’il désirait continuer à suivre les traces du numéro 87 dans la Ligue nationale où Lafrenière sera vraisemblablement le premier appelé du prochain repêchage dont la date demeure inconnue, le prodige de Saint-Eustache a joué la carte de la prudence. 

«Chaque année, mon but est d’avoir le plus de succès possible et de continuer à m’améliorer. Ce que Crosby a fait, c’est assez exceptionnel et il a continué de le faire d’année en année. 

«Mon but est de monter une marche chaque année», a-t-il répondu, humblement, ajoutant qu’il souhaitait se «renforcer physiquement» en prévision de ses débuts dans la grande ligue. 

Toute une collection 

La crise sanitaire a ultimement empêché Lafrenière de mener son équipe vers les grands honneurs, mais au niveau individuel, la razzia est totale pour l’ensemble de son parcours junior. 

Il a également terminé au sommet des pointeurs du circuit Courteau avec 112 points, dont 35 buts, en seulement 52 rencontres. Sur la scène internationale, il a mené Équipe Canada junior à la conquête de la médaille d’or, étant nommé joueur par excellence au Mondial des moins de 20 ans. 

Même si les attentes à son égard étaient élevées à ses débuts à Rimouski, bien malin celui ou celle qui aurait pu prédire pareil succès à l’issue de ses trois saisons. 

Le principal intéressé était débarqué en terrain peu familier au camp d’entraînement d’août 2017 alors qu’il ne pouvait même pas conduire un véhicule! 

«J’avais encore 15 ans [NDLR : sa date d’anniversaire est le 11 octobre], je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je connaissais un peu la ligue, mais je ne savais pas avec qui j’allais jouer et des choses comme ça.» 

«Ç’a été trois très belles années. J’ai toujours été bien traité, tant à l’extérieur que sur la glace. J’ai toujours eu beaucoup de temps de jeu, j’ai toujours pu m’améliorer et ça m’a beaucoup aidé. J’ai performé à mon meilleur», a souligné Lafrenière. 

En attente 

Par ailleurs, Lafrenière trépigne d’impatience de sauter de nouveau sur la patinoire. Pour l’heure, en attendant les prochaines consignes gouvernementales, il continue de s’entrainer dans le garage de la résidence familiale. 

«Notre groupe d’été est formé avec Samuel Poulin et Nathan Légaré. On a hâte de s’entraîner ensemble. On se défie entre nous-mêmes et on se pousse à devenir meilleur.»