Canadiens de Montréal

Charles Hudon : «Je ne demande que ça depuis le début»

Publié | Mis à jour

Michel Bergeron n’a jamais eu peur de livrer le fond de sa pensée. Il n’hésite pas non plus à poser une question directe lorsqu’il en a l’occasion.    

Le «Tigre» en avait une pour l’attaquant des Canadiens de Montréal Charles Hudon, jeudi, sur le plateau de «Dave Morissette en direct» à TVA Sports, à savoir si l’Almatois n’est pas «tanné» de toujours devoir faire sa place avec le grand club et ne pas avoir la tête entièrement consacrée au hockey.   

Ci-dessus, voyez l'entrevue de Charles Hudon à «Dave Morissette en direct».   

«Je ne demande que ça depuis le début, de jouer au hockey, explique-t-il. Dès la première année, j’ai eu beaucoup d’aide de (Tomas) Plekanec. J’étais une recrue.   

«L’année d’après, ce fut une de mes années les plus difficiles en tant que joueur de hockey. À la fin de l’année et pendant l’été, je me posais beaucoup de questions. Revenir avec Laval est ce qui m’a fait le plus grand bien. J’ai retrouvé le goût de jouer au hockey et de rester longtemps sur la patinoire.   

«On verra pour la suite, mais je crois que l’année que je viens de vivre m’a aidé à retrouver le fun de jouer au hockey.»   

Hudon a parfois douté de son propre potentiel. Pendant la plus récente campagne, il a toutefois compris qu’il avait le bagage pour jouer avec les meilleurs.   

«Je suis capable de jouer dans la Ligue nationale, insiste-t-il. C’est sûr que le temps de glace change beaucoup pour un joueur. Moi mon but, c’est de jouer au hockey.    

«Le déclic s’est fait avec Joël Bouchard et Alex Burrows à Laval. Je disais ‘je veux jouer au hockey, laissez-moi faire ce que j’ai à faire’. Avec Jake Evans et Dale Weise, c’est là que j’ai retrouvé mon grand fun de jouer. Je me suis dit ‘dès que j’ai ma chance, je vais la prendre’.»   

Une discussion avec Claude Julien   

À son deuxième rappel avec le CH, Hudon a eu une discussion avec l’entraîneur-chef Claude Julien. Il voulait s’assurer d’être sur la même longueur d’ondes avec l’homme qui le dirigeait.   

«Je lui ai dit que même si j’allais commettre des erreurs, que j’allais continuer à jouer. Que je n’allais pas faire comme l’année passée et m’attarder seulement qu’au négatif. Je voulais me concentrer sur le positif pendant les matchs.»   

Hudon n’a pas été rappelé par hasard. L’ailier de 25 ans brûlait la Ligue américaine avant d’être rappelé par le Tricolore, lui qui a enfilé 27 buts en 46 rencontres avec le Rocket pour un total de 35 points.    

Celui qui a inscrit deux points en 15 matchs avec le Bleu-blanc-rouge avoue qu’il trouvait parfois le temps long avant de recevoir le coup de fil du directeur général Marc Bergevin pour traverser l’autoroute 15.   

«Il y a plein de choses qui se passent entre les oreilles. Quand un gars se fait rappeler tu compares les statistiques. Mais pendant l’année qui vient de passer, je n’ai vraiment pas regardé. J’avais dit à Joël ‘je vais me faire rappeler quand je vais me faire rappeler.   

«J’ai un contrat d’un an et je veux juste m’amuser à jouer au hockey.»   

Automatiquement en séries?   

Si la LNH et le syndicat des joueurs adoptent le plus récent plan pour relancer la saison, 24 équipes seront automatiquement admises dans un tournoi éliminatoire.    

Toutes ces formations auront l’occasion de jouer pour la coupe Stanley, ce qui représente une source de motivation pour plusieurs. Les Canadiens auraient alors un des gardiens les plus louangés par les tireurs adverses en Carey Price.   

«Ce serait une coupe Stanley spéciale, croit-il. N’importe quoi peut arriver. Une équipe peut être 24e et gagner. Tout peut changer en séries.»   

Par ailleurs, Hudon indique que même s’il est un jeune père de famille, il est prêt à recommencer à jouer dans deux semaines peu importe les contraintes géographiques et le scénario adopté.   

«C’est sûr et certain. On entend des rumeurs d’un peu partout. On se parle dans notre groupe d’équipe pour savoir comment ça va fonctionner. On a juste hâte de recommencer.»