Canadiens de Montréal

Des deux côtés de la rivalité

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L’ancien attaquant Lucien Deblois a vécu les deux côtés de la rivalité entre les Canadiens et les Nordiques puisqu’il est l’un des quelques joueurs à avoir évolué aux deux endroits.   

Il est certain, donc, qu’il prend plaisir à revoir les matchs de la série de 1985 entre les deux formations, qui est diffusée cette semaine à TVA Sports.      

Cette année-là, c’est à Montréal que le patineur de Joliette évoluait.   

«J'avais été blessé juste avant que les séries commencent, j'avais joué juste un match contre les Bruins en première ronde, mais contre les Nordiques ça avait bien été, j'avais joué beaucoup», s’est-il rappelé, mercredi, en entrevue à «JiC».   

Deblois a amassé six points en huit matchs lors de ces séries.   

«Je jouais avec Mats (Naslund) et Mario (Tremblay) et j'avais eu du succès, a-t-il ajouté. Malheureusement, on a perdu, mais je pense que c'est l'une des bonnes séries que les Canadiens et les Nordiques ont eues l'un contre l'autre. Ça jouait serré et ça jouait du bon hockey.»   

Quelques années plus tard, après un deuxième séjour avec les Rangers, le Québécois se joignait aux Nordiques.   

«Quand je suis arrivé avec les Nordiques, c'était les années de reconstruction, c'était un peu plus difficile, mais il y avait toujours une rivalité, s’est rappelé Deblois. Quand on jouait contre les Canadiens, on se faisait un point d'honneur de jouer le meilleur match possible pour les battre. Et avec le Canadien, il ne fallait pas perdre contre les Nordiques, c'était tout simplement ça.»    

«Malgré qu'on connaissait des gars des deux côtés, on ne se parlait jamais pendant les matchs, a-t-il expliqué. J'avais joué avec Wilf Paiement dans le passé, mais jamais on interagissait, il n'y avait pas d'amitié quand on embarquait sur la glace.»   

Un entraîneur mémorable   

Deblois garde aussi de bons souvenirs de Jacques Lemaire, qui dirigeait le CH en 1984-1985.   

«Jacques était assez proche des joueurs, il parlait beaucoup, c'était plus un professeur, un peu, s’est-il remémoré. Si on parle à Bobby Smith, à tous les joueurs qui ont eu beaucoup d'autres instructeurs avant d'arriver à Montréal, Jacques est celui qui nous a plus montré comment lire, apprendre la "game". Son fameux système de 1-2-2, les systèmes défensifs et tout.»   

«Moi, j'ai adoré jouer pour lui et je pense que la plupart des joueurs qui ont joué pour Jacques ont bien aimé leur relation avec lui», a résumé celui qui a disputé 993 matchs dans la LNH et remporté la Coupe Stanley à Montréal en 1986.   

Deblois est maintenant recruteur depuis plusieurs années et comme la quasi-majorité de ses homologues, il est très élogieux à l’endroit de l’espoir québécois Alexis Lafrenière, qu’il considère comme le «"package" complet».   

Selon lui, Lafrenière, qui risque fort d’être le premier athlète choisi au prochain repêchage de la LNH, est «un joueur incroyable qui va avoir une contribution pendant 10, 15, 20 ans avec l'équipe qui va le repêcher».   

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.